L’UDC Vaud exprime sa vive inquiétude à la suite de la décision de l’État de Vaud de mettre fin, avec effet immédiat, au prêt de fusils d’assaut 90 utilisés dans le cadre des tirs organisés lors des abbayes vaudoises.
Communiquée le 5 juin dernier à la Fédération des abbayes vaudoises par le Service de la sécurité civile et militaire, cette décision intervient à quelques semaines seulement de nombreuses fêtes d’Abbaye organisées à travers le canton. Pour l’UDC Vaud, cette manière de procéder témoigne d’un manque de considération pour des manifestations qui font partie intégrante du patrimoine culturel, historique et associatif vaudois.
Les abbayes ne sont pas de simples fêtes populaires. Elles perpétuent des traditions, transmettent l’histoire du tir sportif en renforçant les liens entre les générations et contribuent à la vitalité de nombreuses communes rurales. « Soumettre les abbayes à ce changement quelques semaines avant leurs fêtes est malvenu. Une décision d’une telle importance méritait de la concertation et du respect pour les nombreuses personnes qui s’investissent bénévolement afin de faire vivre ces traditions », souligne Cédric Weissert, président du groupe UDC au Grand Conseil.
L’argument avancé par l’administration, à savoir l’absence de base légale ou de convention formelle, suscite également de nombreuses interrogations. Ce système de prêt fonctionne depuis des décennies sans difficulté majeure et permet aux participants qui ne possèdent pas leur propre arme de prendre part aux tirs dans un cadre strictement réglementé, avec des armes contrôlées et entretenues.
Fusils en prêt, soutien aux abbayes vaudoises
Face à cette situation, le député Fabrice Tanner a déposé une interpellation demandant au Conseil d’État de clarifier les circonstances ayant conduit à cette décision et de présenter rapidement des solutions permettant aux abbayes de cet été de se dérouler normalement.
« Les abbayes font partie de notre histoire et de notre patrimoine. Nous ne pouvons pas accepter qu’une décision administrative prise dans la précipitation vienne fragiliser des traditions qui rassemblent les Vaudoises et les Vaudois depuis des générations », déclare Fabrice Tanner.
L’UDC Vaud encourage le Conseil d’État à revenir sur cette décision pour les manifestations à venir et à ouvrir, dès cet automne, un dialogue constructif avec les représentants des abbayes afin de garantir durablement la pérennité de ces traditions qui font la richesse de notre canton.


