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éditorial

Tous pour un ! Un pour tous !

La force d’une chaîne se mesure à son maillon le plus faible, rappelle un adage célèbre. De même, la force d’un groupe ou d’un pays se mesure à son membre le plus faible. Ainsi, on détermine le lien et la fraternité au sein d’une société au soin que cette dernière accorde à son membre le plus faible. Alors qui sont les membres les plus faibles de notre société et quel soin leur accorde la Suisse ?

Quand j’étais enfant, à 10 ans, j’ai visité le Palais fédéral à Berne pour la première fois. Ma maman était une férue de politique et elle m’a transmis sa passion de la Suisse, de ses coutumes et de ses institutions. Malgré mon jeune âge, j’étais très excitée de visiter le Palais fédéral.

Evidemment, l’ensemble de la visite m’a impressionnée. Les deux chambres parlementaires magnifiquement boisées, les immenses tableaux du Conseil national et du Conseil des Etats, les plafonds voûtés, la Salle des Pas perdus, le soin porté aux détails sur les meubles et sur les vitres… Mais ce qui m’a marquée le plus, c’est le hall central, celui sur lequel règnent Arnold von Melchtal, Werner Stauffacher et Walter Fürst, dont le Pacte qui fonda la Confédération en 1291 sera fêté d’ici quelques jours. Juste en-dessus d’eux, se trouve le vitrail circulaire du dôme du Palais fédéral. Tout le long de ce vitrail sont représentés les drapeaux des 22 premiers cantons suisses qui convergent tous au centre vers deux anges qui soutiennent la croix fédérale, entourés de la locution Tous pour un ! Un pour tous !

Voilà que je découvrais que la devise de notre pays était la même que celle des trois mousquetaires des contes qu’on me lisait enfant. La Suisse est donc le fruit de cette devise et j’en suis fière. Mais notre pays est-il à la hauteur de sa devise ?

Malgré la prospérité économique et la richesse de la Suisse, de plus en plus de personnes se trouvent en marge de la société et sont laissées pour compte. En premier lieu, je pense à nos retraités : est-il normal qu’après une vie de labeur, la retraite d’un travailleur suisse s’élève à 2’350 francs, alors que notre pays est si riche ?

Nos retraités ne sont pas les seuls à devoir survivre en Suisse, en 2019. Je connais tellement d’étudiants, de familles, de pères et de mères célibataires, d’ouvriers, de policiers, d’agriculteurs, d’employés de bureaux, d’enseignants et de petits entrepreneurs qui ne peuvent pas vivre décemment du fruit de leur labeur. Peut-on tolérer cela ?

En réalité, je suis dégoûtée par cette hypocrisie de la pensée unique qui ne voit le faible qu’à travers les revendications de minorités bruyantes. La presse relaye toujours les revendications des communautés islamiques mais ne dit jamais rien sur les insultes que subissent les policiers. Les émissions de télévision rivalisent de bons sentiments au sujet des migrants, mais dédaignent de parler des ouvriers, des entrepreneurs et des employés qui se tuent à la tâche pour espérer boucler la fin de mois.

La Suisse qui se dessine sous nos yeux n’est plus fidèle à sa devise. Les maillons qui composent la chaîne de notre pays s’affaiblissent. La Suisse pour laquelle je m’engage est celle qui redeviendra fidèle à sa devise et prendra soin du plus faible de ses maillons afin que la chaîne qui nous unisse demeure forte.

Tous pour un ! Un pour tous !

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par l’auteur
Marielle Gallay
UDC (VD)
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