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Si l’accord-cadre passe, la Suisse trépasse

Se parler sur un pied d’égalité et traiter d’égal à égal. Voilà comment la grande majorité des Suissesses et des Suisses voient les relations entre notre pays et l’Union européenne. Or, si cette vision respectueuse et réciproque des choses est largement partagée en Suisse, tel n’est plus le cas à Bruxelles. Aux yeux de l’UE, la Suisse doit être mise au pas dans les meilleurs délais.

Depuis la campagne ayant mené au refus de l’adhésion à l’Espace économique européen le dimanche 6 décembre 1992 jusqu’à aujourd’hui, les euroturbos suisses n’ont jamais changé de stratégie : ils répètent que la Suisse serait au bord d’un gouffre économique, que seule une adhésion à l’UE – ou un rattachement institutionnel – peut encore nous sauver de l’effondrement économique. 30 ans que ça dure, 30 ans de contre-vérités !

Comme tous les Etats, le nôtre est fondé sur sa constitution qui garantit notre liberté et notre indépendance. Or, ce sont précisément ces deux piliers qui sont aujourd’hui menacés par des élites qui veulent accéder aux marchés européens à n’importe quel prix et ne voient que le profit à court terme.

Loin de nous traiter d’égal à égal, l’Union européenne veut nous imposer sa tutelle. Ne nous laissons pas berner par les mots rassurants ; en signant l’accord-cadre institutionnel tel que l’UE veut nous l’imposer, nous aurons les pieds et poings liés au niveau fédéral, mais aussi au niveau cantonal et communal. En effet, de nombreuses compétences cantonales et communales seraient restreintes, tout comme les droits de participation démocratique des citoyens.

Savez-vous que l’UE pourra contraindre la Suisse à augmenter son taux de TVA sous peine d’amende ? L’accord-cadre servira à contraindre juridiquement la Suisse à se conformer aux lois de l’UE. Le piège est bien dissimulé, car le peuple suisse pourra toujours se prononcer politiquement lors de votations et donc personne ne prendra vraiment conscience de la perte de souveraineté. Les élites tenteront de nous rassurer en affirmant que nos droits démocratiques seront maintenus. Mais ce qu’ils tairont, c’est que l’accord-cadre – s’il est accepté – donnera le droit à la Cour de justice européenne de nous amender si la décision démocratique avait le mauvais goût de déplaire à Leurs Excellences de Bruxelles. Ces représailles auxquelles nous nous exposons, nos élites les désignent crapuleusement sous le terme de « mesures compensatoires ».

En clair, le principe de l’accord-cadre est simple : l’Union européenne commande et la Suisse obéit. Ce n’est pas de cette manière que les Suissesses et les Suisses conçoivent un rapport respectueux et d’égal à égal. Pour qu’un accord soit acceptable pour les deux parties, un certain équilibre des intérêts est nécessaire. L’UE demande que les accords bilatéraux soient dynamisés. En contrepartie, la Suisse doit exiger des mesures de compensation et ne doit pas accepter la reprise automatique du droit européen. Il convient de rappeler aux élites bruxelloises que la Suisse n’est petite que sur une carte.

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par l’auteur
Thierry Dubois
UDC Député (VD)
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