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éditorial

Oui à l’initiative pour une immigration modérée

Lundi prochain, le Conseil national traitera l’initiative pour une immigration modérée, dite initiative de limitation, déposée par l’UDC. Il ne fait malheureusement aucun doute que le parlement suivra l’avis majoritaire de la commission et refusera cette initiative.

Les politiciens, dans le microcosme du Palais fédéral, ont trop tendance à être éloignés des préoccupations de la population, et de manière encore plus marquée dans le domaine de la politique migratoire. Ainsi, lorsque le peuple et les cantons ont accepté l’initiative sur l’immigration de masse en février 2014, le parlement a usé de tous les artifices en son pouvoir afin de ne pas faire appliquer l’article constitutionel approuvé en votation populaire. Ce lundi, le parlement va continuer à ne pas écouter le peuple en refusant cette initiative et, à nouveau, la population devra indiquer la voie à suivre en votation.

Personne ne veut d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Nous ne pouvons pas intégrer chaque année plus de cent mille nouveaux arrivants dans notre pays (140’087 en 2018). L’immigration a un impact important sur la population et, si elle n’est pas correctement maîtrisée, elle diminue la qualité de vie : les infrastructures sont saturées, la densification de nos agglomérations représente une menace pour l’environnement, la main-d’œuvre étrangère bon marché exerce une pression démesurée sur le monde du travail, les salaires stagnent, il devient difficile de trouver un emploi, les employés plus âgés risque d’être licenciés.

Afin de favoriser notre prospérité et d’assurer notre compétitivité, nous devons choisir des professionnels qualifiés qui correspondent aux besoins de nos entreprises. Or, l’immigration actuelle ne répond même pas aux nécessités économiques, puisque seulement la moitié des immigrants viennent ici pour travailler. On observe que la productivité et la création de valeur en Suisse ont diminué avec la libre circulation des personnes. Contrairement à ce que prétendent de nombreuses associations économiques, ce ne sont pas en priorité ceux dont nous avons besoin sur le marché du travail qui profitent de l’accueil suisse, car 80% d’entre eux sont engagés dans des branches où le taux de chômage est élevé. En résumé, pour 1 travailleur qui correspond aux besoins de l’économie, nous en avons 9 autres qui pénètrent en même temps dans notre pays.

Il faut que la Suisse tire un trait sur la mauvaise expérience de la libre circulation et recommence à gérer de manière autonomne son immigration. C’est la seule politique raisonnable pour un petit pays.

L’immigration doit être régulée avec vigilance, en tenant compte de nos possibilités d’intégration, des besoins de notre pays et de la préservation de notre qualité de vie. En 2020, la population pourra voter sur l’initiative de limitation, mais en attendant, elle peut déjà décider en octobre d’envoyer des élus respectueux de la volonté populaire à Berne.

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UDC conseiller national (VD)
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