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L’histoire de la Suisse, un modèle d’indépendance

Le 1er octobre 1273, le couronnement de Rodolphe Ier de Habsbourg va conduire les Waldstätten à affirmer leur indépendance. Celle-ci prendra la forme écrite du fameux Pacte fédéral, dans les semaines qui suivent la mort de Rodolphe Ier, survenue le 15 juillet 1291. Depuis lors, la volonté d’indépendance des Suisses est toujours restée inflexible. Ni les difficultés inhérentes à l’instauration d’un véritable État fédéral, ni les guerres ravageant l’Europe à différentes périodes n’ont pu remettre en question la souveraineté de la Suisse. L’Union européenne (UE) ne l’a manifestement pas encore compris.

Certains ont cru pouvoir comparer la construction européenne à celle de la Confédération suisse. Quel aveuglement ! Certes, l’une et l’autre se sont formées par adhésions successives d’entités souveraines. Mais la comparaison s’arrête là.

À l’inverse des cantons qui se sont unis pour s’entraider, on voit des pays européens qui adhèrent à l’UE dans le seul but d’en tirer un maximum d’avantages, en y contribuant le moins possible. À l’inverse des équilibres économiques et fiscaux, ajustés au mieux pour assurer des relations équitables entre cantons, les États membres de l’Union se battent comme des chiffonniers pour défendre leurs privilèges indus, comme on a pu le constater à chaque négociation du budget communautaire. À l’inverse d’une formule magique permettant de représenter fidèlement les sensibilités politiques du peuple suisse au niveau du Conseil fédéral, les chefs d’État et de gouvernement du Conseil européen se livrent aux manigances les plus pitoyables pour faire élire à la tête de leurs institutions les personnes les moins qualifiées et les plus contestables.

On pourrait s’attendre à ce que tant de déficience identitaire et de défaillances institutionnelles inspirent une certaine humilité aux responsables de ce château de cartes qu’est l’UE. Or, on en est loin !

Croyant pouvoir compenser son manque de puissance, par un excès d’arrogance, l’UE prétend imposer à la Suisse un accord-cadre institutionnel qui réduirait notre pays à une colonie du centre de l’Europe. Cette attitude trouve d’ailleurs son exact pendant avec l’accord sur le Brexit que l’UE entend imposer aux Anglais : insulte à la souveraineté et à la dignité des peuples, refus de toute renégociation alors même que la situation est totalement bloquée, dates butoirs arbitraires et inapplicables… Les deux dossiers se révèlent comme un copier-coller des méfaits de l’impérialisme européen.

Aujourd’hui en Suisse, certains se disent prêts à céder à ce genre de chantage, contre de vagues promesses d’accès à des marchés ou à des programmes européens. Ils montrent par là même leur totale incompréhension des enjeux historiques qui ont déterminé l’extraordinaire succès de notre pays pendant plus de sept siècles.

Affirmer fièrement notre souveraineté, défendre sans concession notre indépendance, veiller à maintenir notre neutralité en toute circonstance, telles sont les valeurs cardinales de l’UDC, qui seules permettront à la Suisse d’assurer sa prospérité, à l’avenir comme par le passé.

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par l’auteur
Lena Lio
UDC (VD)
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