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éditorial

Directive sur les armes : un message capital et symbolique à l’Union européenne

Forte des quelques concessions obtenues de l’Union européenne, Madame la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga n’a pas arrêté de rappeler que les modifications apportées ne changeraient pratiquement rien à la situation actuelle. On s’interroge donc : finalement, à quoi bon adopter une évolution du droit qui ne changerait rien mais générerait un monstre bureaucratique et des coûts élevés pour la collectivité ?

En vérité, l’impact significatif de cette révision comporte l’interdiction d’acquérir et de détenir des armes à feu semi-automatiques équipées d’un chargeur d’au moins 10 coups, pour les armes d’épaule, et d’au moins 20 coups pour les armes de poing. Désormais, ces armes seront soumises à une autorisation exceptionnelle qui entraînera des obligations pour le tireur (être membre d’une société de tir, s’entraîner régulièrement), ainsi que l’augmentation de la traçabilité par le marquage des armes.

Voici les arguments principaux de ceux qui sont en faveur de cette nouvelle directive :

1) Les modifications minimes de la loi suisse ne modifieront pas la pratique du tir.

Cette affirmation est fausse puisque l’accès aux armes deviendra plus compliqué. Les réglementations supplémentaires induiront des coûts importants pour les contribuables et les tireurs seront soumis à davantage de contraintes et de contrôles.

2) Cette loi diminuera les faits de violence liés à l’utilisation des armes à feu.

Cette nouvelle directive n’aura aucun impact sur l’utilisation criminelle des armes semi-automatiques, car c’est sur le marché noir que les terroristes se fournissent. Par ailleurs, cette modification de loi ne répond à aucun besoin sécuritaire en Suisse, puisque notre pays est un des plus sûrs au monde. L’immense majorité des homicides sont commis avec des objets tranchants et il ne vient pas à l’idée de l’Union européenne de les proscrire.

3) La non-application des directives européennes comportera automatiquement l’exclusion de la Suisse des accords de Schengen/Dublin et en conséquence une grave crise économique pour notre pays.

Cette menace est tendancieuse et utilisée en désespoir de cause comme un chantage pour nous faire plier devant les autorités européennes. La Suisse doit faire valoir ses atouts et ses nombreuses contributions nécessaires à l’Europe. Nous sommes un partenaire digne et devons traiter d’égal à égal avec l’Union européenne qui n’a aucun avantage à dénoncer ces accords sur un coup de tête.

Nous invitons à voter NON à cette nouvelle directive aussi inutile qu’abusive qui ne convainc personne, ni les tireurs, ni les prohibitionnistes anti-armes. Au-delà de la question des armes, ce référendum est d’une importance capitale car il contient un message symbolique que le peuple suisse a l’occasion de transmettre aux autorités européennes. Il s’agit de dire non à la pression inique que l’Union européenne fait peser sur notre pays, prétendant que nous sommes dans l’impossibilité de rejeter les directives qu’elle nous impose. Il s’agit de dire non également à une partie peu courageuse de notre classe politique qui se couche systématiquement face aux injonctions irrespectueuses de Bruxelles. Ce refus permettra d’affirmer que la Suisse a le droit fondamental de refuser un diktat européen, et qu’il est grand temps de chercher un équilibre respectueux de nos intérêts et de notre souveraineté dans les négociations avec l’Union européenne.

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par l’auteur
Dr Duccio Boscherini
UDC (VD)
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