À la suite de la décision de l’OSAV d’interdire le pacage des bovins suisses sur la chaîne du Jura français pour la saison 2026, l’UDC Vaud a déposé une motion demandant un accompagnement financier rapide et des mesures concrètes pour garantir la pérennité du pacage franco-suisse.
Chaque été, plus de 4’000 bovins vaudois sont estivés sur la chaîne du Jura français dans le cadre du traité de 1912. Cette pratique historique est essentielle à l’économie de montagne, à l’entretien des pâturages et à la biodiversité.
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), apparue en 2025 en France, a pourtant été combattue par des mesures sanitaires strictes, notamment la vaccination des troupeaux avec un vaccin reconnu sûr et efficace. Malgré cela, l’interdiction 2026 place les exploitations dans une impasse.
Les alpages vaudois sont déjà saturés. Les animaux devront rester en plaine, entraînant des coûts supplémentaires en fourrage et des difficultés à respecter les programmes fédéraux liés aux paiements directs. « On nous impose une interdiction sans solution ni compensation. Les éleveurs ne peuvent pas absorber seuls ces surcoûts. Le pacage franco-suisse est un pilier de notre agriculture de montagne », déclare José Durussel, député du Jura-Nord vaudois et agriculteur, qui a déposé la motion sur le pacage mardi passé au Grand Conseil.
Veiller à l’entretien des paysages et à la production des denrées alimentaires
À ce jour, aucune mesure d’accompagnement n’a été annoncée. La motion demande au Conseil d’État d’élaborer sans délai les bases légales nécessaires afin de soutenir financièrement les éleveurs concernés dès 2026 et d’anticiper l’avenir du pacage. « Nos éleveurs entretiennent nos paysages et assurent une production locale de qualité. On ne peut pas leur imposer des contraintes supplémentaires sans soutien. Le Conseil d’État doit agir immédiatement », rappelle Sylvain Freymond, conseiller national et président de l’UDC Vaud
Aux yeux de l’UDC Vaud, défendre le pacage, c’est défendre nos régions rurales et notre agriculture ainsi que notre approvisionnement en denrées alimentaires de qualité. C’est pourquoi il est urgent que le Conseil d’Etat propose un soutien rapide à nos éleveurs.


