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Communiqué de presse

Propos inadmissibles du chef du SPJ

Suite à l’affaire de la famille incestueuse, un rapport accablant pointe les manquements graves du SPJ (Service de la protection de la jeunesse). La responsabilité du service incriminé dans le calvaire subi par cette fratrie contraste avec les propos désinvoltes tenus par le chef du SPJ en marge du procès en mars dernier. Forte de ce constat, l’UDC réclame que le Conseil d’Etat fasse toute la lumière sur cette affaire et que des sanctions soient prises.

Alors que le SPJ était en charge du dossier depuis près de vingt ans, il a manqué de très nombreuses occasions d’intervenir pour extraire ces enfants de cet enfer. Le rapport détaillé de l’ancien juge fédéral Claude Rouiller fustige le SPJ, qualifiant d’« intolérable » la manière dont les enfants ont été maintenus « dans un milieu dont ces autorités ne pouvaient ignorer qu’il était propice à la commission de tels crimes. » Les personnes en charges du dossier ont privilégié le droit des parents plutôt que de penser un seul instant au droit fondamental des enfants. « Les défauts organiques de l’action du SPJ sont graves et le lien de causalité entre ces défauts et le malheur des enfants X est incontestable » écrit encore l’ancien juge fédéral dans son rapport.

Au vu de la gravité de la situation, que penser des propos du chef de service dans la presse du 22 mars 2018 ? L’irresponsabilité revendiquée par Monsieur Christophe Bornand est tout bonnement inacceptable !

Tandis que les médias lui offraient l’occasion de faire profil bas et de demander pardon, celui-ci ose dire que « le SPJ a fait son travail ». Il nie toute responsabilité et insiste : « En retraversant le dossier, je ne vois pas ce qu’on aurait pu faire de plus. » « Le dispositif dans le canton est efficace. Il n’y a ni fautifs ni responsables, hormis les parents s’ils sont jugés coupables. » Invité, à de multiples reprises, par les journalistes à reconnaître les failles éventuelles du Service et à demander pardon à ces enfants sacrifiés, Monsieur Bornand persiste et signe : « Ce n’est pas à moi de demander pardon. C’est aux parents de le faire. »

Alors qu’aujourd’hui l’irresponsabilité du SPJ est non seulement avérée mais également lourde de conséquences, son chef ne daigne pas même se présenter à la conférence de presse lors de la présentation du rapport. Le président du Tribunal cantonal, Monsieur Eric Kaltenrieder assumait quant à lui la part de responsabilité des instances judiciaires. Il aurait été du devoir de la direction du SPJ d’en faire de même.

Cette attitude et ces propos sont scandaleux et ne sont pas dignes d’un chef de service. C’est pourquoi, l’UDC Vaud demande au Conseil d’Etat que la lumière soit faite sur la situation et que des sanctions soient prises. C’est en ce sens que notre parti a déposé un postulat, ce jour au Grand Conseil. Le gouvernement se doit de prendre les mesures nécessaires pour que, dorénavant, ce Service se montre digne de sa mission de protéger la jeunesse.

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