Participer
Communiqué de presse

Notre canton et des communes victimes du mauvais payeur français : faut-il changer la pratique ?

Hier, 24heures révélait que la France tardait à nouveau à régler les quelque 112 millions de l’impôt des frontaliers qu’elle doit au canton. Le gouvernement français mauvais payeur met ainsi en difficulté de nombreuses communes vaudoises, prétéritant sérieusement leurs liquidités. Ce retard de paiement à répétition n’est que la pointe de l’iceberg, cela fait plusieurs années que la question de l’impôt des frontaliers français doit être rediscutée. Au moyen d’un dépôt mardi au Grand Conseil, l’UDC invitera le Conseil d’Etat à prendre ses responsabilités et à défendre les intérêts vaudois.

Alors que la France refuse de verser à notre canton l’argent qu’elle a pourtant prélevé sur ses contribuables frontaliers, notre grand argentier Pascal Broulis a la faiblesse d’envisager que le canton avance lui-même cet argent. Nous sommes en droit d’attendre de notre gouvernement qu’il sache faire pression sur nos débiteurs afin d’obtenir son dû, plutôt que de devoir trouver des solutions de secours en dernière minute, comme un emplâtre sur une jambe de bois.

N’oublions pas que la Commission européenne veut nous imposer prochainement de payer les indemnités de chômage des frontaliers, afin de garantir plus d’équité. Parlant d’équité, osons exiger de notre voisin français ce qu’il nous doit en matière fiscale. Que gagne-t-on à ménager un Etat mauvais payeur, qui ne se montre pas digne de notre confiance, ne respecte pas ses devoirs envers nous et se montre souvent revendicateur à notre endroit ?

Neuchâtel et le Jura ont rencontré les mêmes problèmes que le canton de Vaud puisqu’ils comptent également de nombreux travailleurs frontaliers. C’est pourquoi ils se sont saisis de la problématique, voilà déjà plusieurs années, en sollicitant une étude afin de déterminer s’il serait favorable que l’impôt des frontaliers soit prélevé à la source. Invité à participer à cette enquête par ses voisins neuchâtelois et jurassiens, notre gouvernement avait alors décliné l’offre, apparemment peu soucieux du problème.

La France ayant du mal à payer la part fiscale qu’elle nous doit, il serait judicieux d’étudier pour notre canton la possibilité d’imposer les frontaliers à la source, sachant qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Il serait également nécessaire de réévaluer le taux de rétrocession de 4,5% du salaire brut, inchangé depuis 35 ans.

Alors que d’autres cantons s’activent sur ce dossier et collaborent afin de défendre leurs intérêts, nous sommes en droit de nous interroger sur l’apparente passivité de notre gouvernement qui rechigne à traiter le mal à la racine.

Le Conseil d’Etat se doit d’agir et de défendre les intérêts des communes, du canton et de notre économie. Nous demandons au gouvernement de garantir nos droits face à nos voisins. Il est de son devoir de ne pas laisser filer les richesses produites chez nous. C’est en ce sens que l’UDC fera un dépôt mardi au Grand Conseil.

partager l’article
en lire plus
Soutenez-nous!

IBAN:
CH 59 0900 0000 1000 4168 3

Contact
UDC Vaud, Secrétariat général, Rue de la Louve 1, 1003 Lausanne
téléphone
021 806 32 90
E-Mail
Médias sociaux
Retrouvez nous sous:

Recommander cette page par E-Mail


Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse. Voir les détails
Je suis d'accord