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Le peuple et les cantons, libres et souverains

« La fonction de juge dans les vallées ne peut être achetée. Elle ne peut en outre être exercée que par des confédérés. »
Pacte fédéral de 1291

 

Ces derniers mois, l’Union européenne a montré son vrai visage de manière tellement flagrante, que même nos adversaires politiques ont fini par réagir, en réclamant publiquement la suspension des négociations en vue d’un accord-cadre. Ce ne sont pas seulement les conditions de travail en Suisse qui sont menacées par Bruxelles, mais il en va des décisions du peuple souverain, de nos institutions et de nos traditions. Non contente d’avoir eu raison du secret bancaire, l’Union européenne s’en prend désormais à notre droit libéral sur les armes. En outre, elle menace de nous faire payer les indemnités de chômage des frontaliers et dénonce les décisions du peuple suisse sur le renvoi des criminels étrangers, la gestion autonome de l’immigration, l’interdiction de construire des minarets, l’interdiction de se dissimuler le visage. Alors que dire quand ce souverain auto-proclamé exige encore que notre pays se plie à ses lois, qu’il applique toutes les évolutions du droit européen sans broncher et qu’il se soumette aux jugements de la Cour de justice européenne ?

Ce qui mène aujourd’hui les débats au Parlement et au Conseil fédéral, c’est la menace que fait planer l’Union européenne. Ne nous y trompons pas, nous n’avons rien à gagner à entretenir une relation scabreuse avec cette institution supranationale arrogante, qui ne nous considérera jamais comme un partenaire d’égale importance. A quoi bon brader nos droits et nos libertés pour récolter les miettes qui tombent de la table européenne ? L’accord-cadre, les bilatérales, les traités internationaux, la reprise automatique du droit européen et la soumission aux juges étrangers ne sont que des moyens détournés de nous faire adhérer à l’Union européenne, malgré le refus de la population suisse.

En 1291, les fondateurs de notre Confédération veillaient déjà à ce que nul ne puisse nous imposer sa loi. Seuls les confédérés avaient le droit d’être juges sur les vallées. Ne négligeons pas les libertés que nos prédécesseurs ont acquises et sauvegardées face à ceux qui voulaient nous soumettre. C’est notre démocratie directe qui est mise en péril par l’ingérence des juges étrangers ; le droit de vote n’est pas négociable. On ne compte plus les décisions populaires non appliquées, sous prétexte qu’elles sont contraires au droit international ou aux diktats européens. Si nous laissons faire, notre droit de vote se réduira à de simples sondages, à des consultations populaires pour donner bonne conscience à nos dirigeants qui s’empresseront de ne pas appliquer les résultats qu’ils jugeront inconvenants. Pour l’heure, lorsque les politiciens suisses foulent aux pieds la volonté populaire, nous pouvons les sanctionner dans les urnes, mais nous n’aurons aucune marge de manœuvre pour contrer les juges étrangers et affirmer notre refus de subir leur volonté arbitraire.

En Suisse, le peuple et les cantons sont l’autorité suprême, ils sont souverains. En tant que communautés ancrées dans une réalité historique, géographique, sociale et culturelle, le peuple et les cantons sont aptes à décider des lois qui régissent leur existence. On ne peut accepter de se soumettre à un droit imposé par de lointains fonctionnaires sans lien avec notre pays. Nos lois dépendent de la cohérence des décisions du corps politique suisse, seul souverain sur notre territoire, et seul garant de la stabilité de notre droit. Toute ingérence dans notre processus législatif génère des déséquilibres et des incohérences. Les juges étrangers menaceraient notamment la stabilité de l’économie, la sécurité de l’emploi et les investissements. Nous devons rester maîtres des conditions-cadres que nous garantissons à nos entreprises.

L’UDC agit et s’engage à garantir au peuple suisse la liberté de choisir et de voir ses choix appliqués. Alors que l’autodétermination est le fondement même de notre Confédération, seul notre parti s’engage à la défendre. En refusant de brader nos libertés et notre indépendance, nous honorons les droits que nos ancêtres nous ont acquis et nous restons maîtres de notre avenir. Nous ne lâcherons rien. Le 25 novembre prochain, votons OUI à notre autodétermination.

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SVP conseiller national (VD)
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