Budget 2027 : un État qui dérape, un gouvernement qui cherche des boucs émissaires

Le budget 2027 confirme ce que l’UDC Vaud dénonce depuis des mois : l’État continue de dépenser plus vite que ses moyens ne progressent. Plutôt que de s’attaquer franchement aux charges, le Conseil d’État multiplie les artifices comptables et désigne déjà l’initiative des 12 % comme responsable de difficultés qui existent depuis plusieurs années.

Sur un budget dépassant 13 milliards de francs, le petit équilibre n’est respecté qu’à hauteur de 200’000 francs. Une marge qui relève davantage du numéro de funambule que d’une situation financière saine. Surtout, cet équilibre repose sur 440 millions de revenus extraordinaires puisés dans la fortune du canton.

Pendant ce temps, les charges brutes progressent encore de 361,7 millions (+2,9 %). L’État prévoit 193,7 nouveaux postes avec impact financier, auxquels s’ajoutent plus de 120 ETP liés à différents projets.

À cela s’ajoutent près de 200 millions budgétés pour la prise en charge des réfugiés ukrainiens. Depuis 2022, ces coûts cumulés dépassent désormais le milliard de francs. « Lorsque les dépenses augmentent année après année et que la fortune doit être utilisée pour équilibrer les comptes, le problème devient structurel. L’État doit enfin fixer des priorités et maîtriser durablement ses charges », relève Philippe Jobin, député UDC et membre de la Commission des finances.

La hausse des recettes ne peut plus tout cacher

La trésorerie cantonale a fortement diminué et le canton prévoit un nouvel emprunt de 100 millions en 2027. Le mécanisme devient inquiétant : lorsque les recettes augmentent, l’État dépense davantage ; lorsqu’elles ne suffisent plus, il puise dans sa fortune ; lorsque celle-ci diminue, la dette revient. « Il est grand temps que la seule hausse des revenus ne masque la nécessité de baisser les charges », souligne Cédric Weissert, président du groupe UDC au Grand Conseil.»

L’initiative des 12 % comme bouc émissaire

Le Conseil d’État tente pourtant de faire porter à l’initiative « Baisse d’impôts pour tous » la responsabilité de futures difficultés financières et agite notamment la menace de reports de charges sur les communes.

Pour l’UDC Vaud, les problèmes financiers du canton précèdent largement cette initiative. Rendre du pouvoir d’achat aux Vaudoises et aux Vaudois n’est pas la cause de la dérive des finances publiques. La véritable question est celle d’un État qui refuse depuis trop longtemps d’adapter son train de vie.

Notre parti appelle au contraire à voter OUI à l’initiative des 12 % et demande au Conseil d’État de cesser de chercher des boucs émissaires pour engager enfin de véritables réformes structurelles.