L’UDC Vaud dénonce avec la plus grande fermeté le mépris démocratique du Conseil d’État à la suite de l’acceptation par le Grand Conseil de la motion déposée par le député Yann Glayre, visant à plafonner le malus automobile à 25 %.
Alors que le Parlement s’est clairement exprimé pour empêcher une hausse massive de la taxe automobile touchant plus de 30 % des véhicules vaudois dès 2026, le Conseil d’État annonce aujourd’hui que cette décision ne serait pas directement applicable. C’est inacceptable.
Le Grand Conseil a pris une décision politique claire : refuser le doublement du malus automobile, annoncé par le Conseil d’État le 19 novembre dernier, qui aurait concerné 186’000 véhicules. En expliquant désormais que cette décision ne produira pas d’effet immédiat, le Conseil d’État vide le vote parlementaire de sa substance et envoie un message désastreux à la population : les décisions du Parlement seraient optionnelles lorsqu’elles dérangent l’Exécutif.
Une taxe modifiée sans légitimité populaire
Rappelons que le Conseil d’État entendait augmenter le malus de 25 % à 50 %, sans étude d’impact, sans démonstration d’efficacité écologique et sans tenir compte de la réalité des ménages. Pour des milliers de familles, d’artisans, de pendulaires et d’habitants des régions rurales, cette hausse aurait signifié une charge fiscale supplémentaire injustifiée, imposée du jour au lendemain. « On n’achète pas une voiture comme un paquet de bonbons. Modifier les règles en cours de route, c’est pénaliser des citoyens qui ont fait des choix durables et responsables. », souligne Yann Glayre
Une politique écologique instrumentalisée à des fins fiscales
L’article 7 de la LTVB est clair : la taxe automobile a un but écologique, pas fiscal. Or, le Conseil d’État n’a jamais prouvé que l’augmentation du malus avait le moindre effet sur l’environnement. Pire : forcer les propriétaires à se débarrasser de leur véhicule par la contrainte fiscale est liberticide, inefficace et absurde, puisque ces véhicules continueront à circuler ailleurs.
En refusant d’appliquer l’esprit de la décision parlementaire, le Conseil d’État prend une lourde responsabilité politique. L’UDC Vaud ne se laissera pas confisquer une victoire démocratique et examinera toutes les voies politiques et parlementaires pour que la volonté du Grand Conseil soit respectée.
Cette attitude de l’Exécutif ne fait que renforcer le sentiment d’un État sourd, technocratique et déconnecté, prêt à imposer des hausses de taxes contre la volonté des élus et de la population.


