ACCUEIL

PRESENTATION
- le parti
- le comité

LES ELUS
- au Grand conseil
- au Conseil communal

INTERVENTIONS
- au Grand conseil
- au Conseil communal

NEWSLETTER

AGENDA

Les Tribunes politiques
de Lausanne

PROGRAMME
- plate-forme électorale
- politique urbaine

- dossiers politiques

COURRIER

CONTACT

LIENS


Interventions au Conseil communal:

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation urgente Albert Graf
15.06.2010
Violences et menaces contre la police aussi à Lausanne ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Motion C.-A. Voiblet
01.06.2010
La présence régulière d'armes dans les rues de la ville ne doit pas devenir
une fatalité

>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat Cédric Fracheboud
11.05.2010
Sécurité dans les passages sous-voies, escaliers et ruelles de la ville
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
11.05.2010
Des mineurs au coeur des manifestations violentes
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Motion C.-A. Voiblet
05.05.2010
Motion concernant la gouvernance de la CPCL
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Motion Cédric Fracheboud
16.03.2010
Dispositif contre la mendicité et travaux d'enfants mineurs.
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation Cédric Fracheboud
24.02.2010
Des artistes totalement allumés pas aux faits des règlements communaux.
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation urgente C.-A. Voiblet
20.02.2010
Politique migratoire de la gauche à Lausanne; refuser d'appliquer la loi sur les étrangers et violer la loi sur le travail.
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
16.02.2010
Que fait le bureau d'intégration canine, avec ses missions de police, dans le service du logement et des gérances ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
02.02.2010
Interdiction des fenêtres publicitaires suisses de la chaîne privée française M6, pourquoi une telle précipitation de nos autorités municipales ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
02.02.2010
La politique de gestion du personnel communal a des incidences directes sur le marché du travail régional et sur les recettes fiscales de la ville de Lausanne…
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet
21.01.2010
Réponse à la croissance de la mendicité, allons-y pas à pas…
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation Raphaël Abbet
19.01.2010
Saint-Martin, théâtre de la violence urbaine gratuite !
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet
24.11.2009
Le quartier d'Ouchy et la zone verte de Vidy-Bellerive méritent une autre image que celle donnée par les incessants flots de véhicules aux heures de pointe et en fin de semaine.
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet
10.11.2009
La tranquillité de la vie nocturne lausannoise ne commence-t-elle pas déjà par une gestion professionnelle optimale de la sécurité dans les établissements qui ouvrent leurs portes à un nombreux public ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
27.10.2009
Un travail obligatoire avant d'obtenir une aide publique
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet
06.10.2009
Nous souhaitons l'étude d'un règlement interdisant la mendicité en ville de Lausanne conformément aux possibilités légales offertes par le canton de Vaud.
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Motion C.-A. Voiblet
06.10.2009
Nous demandons à la Municipalité de renforcer la présence policière en ville par la création de huit nouveaux postes à police-secours et par la réaffectation interne de six postes administratifs de la police municipale, à ce même service, dans un délai d'une année.
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
06.10.2009
La ''Police urbaine de proximité'', acceptée par le Conseil communal en 2008, portait les fruits prometteurs, d'une diminution de l'insécurité dans notre ville, pourtant les lausannois vivent aujourd'hui une toute autre réalité !
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation urgente C.-A. Voiblet
23.06.2009
Où sont les limites de l'engagement de la Municipalité de Lausanne comme principal sponsor de la campagne contre l'initiative d'Artagnan ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Question orale C.-A. Voiblet
15.05.2009
Violence conjugale et sensibilisation des jeunes, quelle est la situation à Lausanne, peut-on encore améliorer l'information et la prévention ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Question orale C.-A. Voiblet
05.05.2009
Morale de paiements des créanciers de la ville
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
21.04.2009
Condamnations abusives des défenseurs des migrants, qui devons-nous croire ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
21.04.2009
L'agglomération lausannoise est la région de Suisse la plus touchée par le chômage. Quelle politique mènent nos autorités pour diminuer les effets de la crise ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation Cédric Fracheboud
20.04.2009
3000 logements oui, mais à quel prix ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
10.03.2009

Combien d'enfants de familles de clandestins sont-ils présents sur les bancs de l'école obligatoire de notre ville ?
>>développement


Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet
03.02.2009

Utilisation du pistolet à impulsion électrique ''Taser''
>>développement


Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet 11.12..2008
Les eaux usées lausannoises seront-elles sources d'énergie ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 11.12.2008
Fonds mondial de solidarité numérique, où va l'argent de nos contribuables ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 09.12.2008
Intégration du LEB aux TL, que doit-on penser ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet 25.11.2008
Défibrillation rapide et mise en place d'un réseau de premiers répondants
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet 25.11.2008
Prise en charge des déchets et coopération régionale pour l'élimination des déchets et le recyclage
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet 24.10.2008
Puit de carbone, notre ville a-t-elle un potentiel à exploiter ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 23.09.2008
Crise des marchés financiers et caisse de pension CPCL
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 23.09.2008
Nouvelle délimitation des zones tarifaires dans le canton de Vaud, les lausannois délient une nouvelle fois leur bourse…
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 01.07.2008
Lausanne, un enfer pour les retraités – Vue de l’esprit ou réalité ?

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 17.06.2008
Pourquoi les coûts de l’aide sociale ne sont-ils pas maîtrisés à Lausanne ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Question écrite C.-A. Voiblet 17.06.2008
Urinoirs high-tech du Flon, est-ce un réel progrès ?
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 22.05.2008
Violence urbaine, une nouvelle réalité à Lausanne
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Question orale C. Fracheboud 22.05.2008
Site internet www.lausanne.tv : quelle suite sera donnée par la Municipalité ?

Titre: Intervenant: Date:
- Motion C.-A. Voiblet 06.05.2008
Elimination des déchets ménagers : l’application du principe du pollueur payeur se fait attendre en
ville de Lausanne
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Question écrite C.-A. Voiblet 22.04.2008
Avec les beaux jours, l’aventure de la maison de paille sera-t-elle de nouveau au programme de la
politique lausannoise…

Titre: Intervenant: Date:
- Question orale C.-A. Voiblet 22.04.2008
Le centime par m3 d’eau consommé par les lausannois ne doit pas être à charge des comptes
d’eau & service

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 08.04.2008
L’engorgement du trafic routier en ville ne trouve pas simplement sa source aux portes de notre ville
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 08.04.2008
L’amélioration de l’état sanitaire des drogués ne doit pas mettre en danger les écoliers ou les
autres utilisateurs de l’espace public
>>développement

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 26.02.2008
Réduire des coûts de l’aide sociale en combattant les abus

Titre: Intervenant: Date:
- Motion C.-A. Voiblet 06.01.2008
Naturalisation – Qu’il est loin le temps des faiseurs de Suisses

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation urgente C.-A. Voiblet 22.12.2007
Maison de paille – établi les responsabilités suite à l’incendie

Titre: Intervenant: Date:
- Questions orales C.-A. Voiblet 22.12.2007
Acquisition de l’immeuble César-Roux en vue de l’implantation d’un local d’injections pour les
consommateurs de drogue

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation urgente C.-A. Voiblet 20.11.2007
Mendicité ! Ne pas mettre la ville devant un fait accompli, mais prendre nos responsabilités

Titre: Intervenant: Date:
- Questions orales C.Fracheboud 22.11.2007
Fondation des musiques actuelles – Y a-t-il de nouveaux départs dans l’équipe dirigeante ?

Titre: Intervenant: Date:
- Questions orales C.-A. Voiblet 22.11.2007
Maison de paille, l’aventure continue mais qui assume les responsabilités ?

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 23.10.2007
Journée du 18 septembre, manifestation politique ou castagne urbaine…

Titre: Intervenant: Date:
- Questions orales R. Abbet 23.10.2007
Rapport d’audit sur la police, droit d’information du Conseil communal

Titre: Intervenant: Date:
- Postulat C.-A. Voiblet 04.07.2007
Modération du trafic sur les routes, dans les forêts du Chalet-à-Gobet

Titre: Intervenant: Date:
- Interpellation C.-A. Voiblet 24.04.2007
La gestion des finances publiques selon la majorité de gauche à la tête de la ville

 


 

 

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation : Des artistes totalement allumés pas aux faits des règlements communaux.

Dans le cadre de l'espace de liberté que notre société garantit à l'activisme culturel n'y a-t-il pas des limites ? En effet c'est sous le sceau de l'art que des artistes ont ''utiliser la chaleur du feu pour créer une œuvre unique''. C'est le Parc de Milan qui a été le théâtre malgré lui de cette nouvelle conception artistique. Une cinquante d'artiste se sont donné rendez-vous pour la version culturo-lausannois du bonhomme hiver. Cela étant les acteurs de cet événement ne se sont pas contenté d'alimenter un brasier avec du bois dont le bilan est neutre sur notre environnement, ils ont brûlé des plastiques, des bandes magnétique, un cube de ruban adhésifs, une carte mémoire, une vidéo et d'autres objets.

En fonction du développement de l'interpellation et de l'article précité, je demande à la Municipalité de répondre aux questions suivantes :

1. La Municipalité a-t-elle autorisé ou eu connaissance de cet acte ''culturel'' à la créativité douteuse; au besoin est-elle en mesure de porter à la connaissance du Conseil communal le type d'autorisation délivrée ?

2. Dans ce contexte les services de la ville ont-ils autorisé la destruction par combustion de matériel polluants, tels que plastiques, bandes de magnétique ou autres objets qui rejettent de dioxine en brûlant ?

3. Les services de défense contre les incendies de la Ville ont-ils été mandaté pour prévenir tout sinistre éventuel lors de cette manifestations ?

4. Les différentes lois et règlements communaux en relation avec la protection de l'environnement ne s'appliquent-ils pas de la même manière pour un habitant de la Ville ou pour un artiste ?

Lausanne, le 24 février 2010


Cédric Fracheboud, Conseiller communal

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation urgente: Politique migratoire de la gauche à Lausanne; refuser d'appliquer la loi sur les étrangers et violer la loi sur le travail.

Développement :

La Ville de Lausanne entend offrir une formation professionnelle aux jeunes sans-papiers en prétextant que les portes de l'école et du gymnase leur sont ouvertes. Selon la gauche à la tête de l'exécutif, la Municipalité veut favoriser l'accès de ces mineurs à une formation professionnelle, qu'ils restent en Suisse ou qu'ils repartent un jour, contraints ou non.

La mise en lumière du statut de jeunes clandestins ou sans-papiers, présents depuis de longues années dans notre ville pose aujourd'hui d'autres questions. L'autorité municipale, soit en l'occurrence par ses fonctions le Syndic, a le devoir de dénoncer toutes les infractions à la loi sur les étrangers. Chaque jour les représentants de l'autorité, pour Lausanne les représentants des forces de l'ordre, interpellent des personnes sans-papiers. En principe ces personnes devraient être dénoncées et renvoyées dans leur pays. Pourquoi n'en est-il pas ainsi dans notre ville ?

La Municipalité s'est exprimée très largement dans les médias suite aux déclarations de plusieurs Municipaux. Certains on dit ne pas savoir si le canton de Vaud avait été associé à la démarche d'une manière ou d'une autre. Notre Syndic a répondu à un journaliste ''qu'il ne savait pas si l'Etat de Vaud a été consulté ou pas au préalable''. Cette cacophonie montre une fois de plus que ce dossier, dans les mains du chef de la formation, n'a pas été préparé avec le sérieux nécessaire. Aujourd'hui, le Conseil communal est en droit de se demander si les membres de la Municipalité ont été clairement informés de l'illégalité de cette démarche et des risques qu'ils font courir à la ville ?

A noter encore, dans cette affaire, que les élus au sein du Conseil communal ont dû attendre plusieurs jours après la conférence de presse du 17 février 2010 pour enfin recevoir le préavis 2010 / 09. La Municipalité n'a malheureusement pas attendu que le préavis soit porté à la connaissance des membres du Conseil communal pour informer la presse de son contenu. Mieux vaut, semble-t-il dans certains dossiers, que les membres du Conseil communal disposent d'un minimum d'informations !

Dans la presse du 20 février 2010, sous le coup d'un effet d'annonce, le Syndic mentionnait qu'unanimement la Municipalité de Lausanne acceptait l'extension de ses places d'apprentissage aux clandestins ou sans-papiers. Cette belle unanimité semble aujourd'hui s'effriter suite aux propos d'un membre de la Municipalité qui se distancie de cette décision politique violant notre législation.

Notre groupe est toujours dans l'attente de réponses à deux interpellations; l'une demandant, depuis plus d'une année, le nombre d'enfants de clandestins présents dans les écoles de la ville et l'autre s'intéressant au statut de domicile des collaborateurs de la Ville. Aujourd'hui notre parti fait connaître ses craintes et s'interroge sur la vision angélique de politique migratoire de notre ville.

Questions à la Municipalité :

1. Combien de dénonciations annuelles, suite à une infraction de la loi sur les étrangers, ont-elles été enregistrées par les autorités de la ville en 2000, 2004 et 2009 ? Les dénonciations précitées ont conduit à l'expulsion de combien de clandestins ou de sans-papiers ?
2. Pour quelles raisons les membres du Conseil communal n'ont-ils pas eu connaissance du préavis avant les médias sur les intentions de la Municipalité de violer les lois en offrant des places d'apprentissage aux clandestins ou sans-papiers ?

3. L'Etat de Vaud a-t-il été informé des démarches de la Ville de Lausanne et une analyse juridique sérieuse a-t-elle prévalu à la mise en consultation de ce préavis qui invite le Conseil communal à sortir des voies légales ?

4. Différentes informations reprises par les médias font état d'une décision unanime de la Municipalité; cependant le seul élu de droite au sein du collège s'est distancé de cette démarche. Certains membres de l'autorité municipale n'ont- ils pas violé leur devoir de réserve concernant les informations fournies à la presse sur les délibérations de l'exécutif communal ?

5. A ce stade de la discussion, qui du Syndic ou du seul Municipal de droite dit la vérité sur le pseudo vote unanime du collège municipal ?

6. Si la Municipalité poursuit dans la voie de l'illégalité, qui sera juridiquement responsable de l'engagement d'apprentis et qui prendra à charge les probables frais de justice ou de condamnations ?

7. Au total combien de places d'apprentissage offrent les différents services de notre ville et combien de jeunes de nationalité suisse occupent ces différentes places ? Le marché des places d'apprentissage de la région lausannoise offre-t-il suffisamment de places pour répondre à la ''demande légale'' des jeunes lausannois à la recherche d'une formation ?

8. Dans l'optique de l'application de toutes nos lois, l'offre d'une place d'apprentissage devrait rimer avec expulsion. Comment la ville va-t-elle concilier signature d'une place d'apprentissage et dénonciation d'une personne en situation illégale ?

9. Quelles sortes de certificats d'apprentissage obtiendront au terme de leur formation les apprentis clandestins qui ne pourront se prévaloir d'un contrat de travail légal dans notre pays ?


Lausanne, le 20 février 2010

Groupe UDC
Claude-Alain Voiblet

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne


Interpellation :

Que fait le bureau d'intégration canine, avec ses missions de police, dans le service du logement et des gérances ?


Développement :
Aujourd'hui le service du logement et des gérances de la Ville de Lausanne est le répondant direct du Bureau d'intégration canine.
Ce Bureau a pour mission de maintenir en ville de Lausanne des prestations adéquates face à une problématique sensible en prenant des mesures préventives, dissuasives ou répressives. Il doit aussi permettre à notre Ville de s'adapter aux nouvelles dispositions de la Loi cantonale sur la police des chiens. Sa mission est également d'identifier ou de détecter, en collaboration avec les organismes cantonaux et communaux, particulièrement le Corps de police, les chiens à risque ou à l'origine d'incidents. Enfin, il mène des investigations administratives permettant d'établir les faits et de déterminer les responsabilités lors de problèmes avérés.
Il est aussi attendu de ce bureau qu'il assure une présence préventive sur la voie publique. Sa mission est aussi de maintenir des liens de collaboration étroits avec les différents partenaires du bureau d'intégration canine, particulièrement le Corps de police, le SCAV, la SVPA, les vétérinaires et les associations canines.

Actuellement le Service du logement et des gérances est à la recherche d'un nouveau collaborateur. Le profil souhaité du futur collaborateur est un policier ou un enquêteur avec un brevet ou diplôme d'éducateur canin. La personne doit disposer de bonnes connaissances des procédures judiciaires, pénales et administratives. La mission du futur collaborateur sera d'établir les faits et les responsabilités à la suite d'annonces de morsures ainsi que d'effectuer des contrôles préventifs et de détecter les chiens potentiellement dangereux qui ne seraient pas annoncés.

A la lecture de la mission et des prestations fournies par le Bureau d'intégration canine il est difficile de justifier l'intégration de ce service à la direction de la culture, du logement et du patrimoine. En fonction des missions qui lui sont dévolues, des collaborations nécessaires avec la police et des synergies possibles, ce bureau devrait dépendre du Département de la sécurité publique. L'activité principale de ce bureau est aussi en lien direct avec les services cantonaux de la sécurité.

Questions à la Municipalité :

1. Ne serait-il pas judicieux d'étudier le transfert du ''Bureau de l'intégration canine'', actuellement affecté au service du logement et des gérances, à la Direction de sécurité publique ?

2. Avec quel budget (service de la ville) est financer ce nouveau poste d'enquêteur au sein du ''Bureau d'intégration canine'' de la ville ?


3. Actuellement le ''Bureau de l'intégration canine'' a sous sa juridiction le vétérinaire de la ville, une telle affectation de ressources au sein des collaborateurs de la ville trouve-t-elle toujours aujourd'hui une justification en dehors de tout contexte historique ?


Lausanne, le 16 février 2010



Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne


Interpellation :
Interdiction des fenêtres publicitaires suisses de la chaîne privée française M6, pourquoi une telle précipitation de nos autorités municipales ?

Développement :

Prétextant depuis plusieurs années que les droits d'auteurs d'émissions achetées la protègent d'une intrusion publicitaire étrangère, la TSR s'était opposée devant les Tribunaux aux fenêtres publicitaires romandes de la chaîne française M6.

En fin d'année 2009, les médias romands ont évoqué prématurément l'arrêt de la fenêtre publicitaire suisse de la chaîne française privée M6. Cette information puisait sa raison d'être dans une décision de la Justice fribourgeoise qui constatait, comme le demandait d'ailleurs expressément la TSR, que le programme de M6 assorti de messages publicitaires suisses était en violation du droit d'auteur et du droit contre la concurrence déloyale suisse.

Le Tribunal fédéral saisi de ce dossier n'a pas fait la même appréciation. Le 12 janvier dernier il estimait qu'il n'y a aucune atteinte aux droits d'auteurs, ni même une violation des règles de la concurrence dans la diffusion de fenêtres publicitaires romandes sur sol helvétique par une chaîne étrangère. Selon toute vraisemblance le Tribunal fédéral postule que la concurrence, pour de simples intérêts commerciaux, n'est pas un élément prépondérant dans cette affaire.

Force est d'admettre aujourd'hui que la frontière n'est plus un critère déterminant à la libre concurrence. Ce constat met en difficulté le modèle économique actuel de la SSR dont la concession s'arrête aux frontières nationales. Aujourd'hui, avec ce jugement nous arrivons probablement aux limites du monopole de fait dont dispose, par la législation fédérale, la SSR.

Cette affaire ne concerne au demeurant pas directement notre ville. Cependant, informée de la situation, la ville de Lausanne, par le biais de son câblo-opérateur ''Citycable'', a rompu son contrat avec la chaîne française M6 au 31 décembre 2009.

Suite à cette décision du Tribunal fédéral, la chaîne M6 veut s'assurer que les fenêtres publicitaires suisses continuent d'être diffusées sur les réseaux opérateurs câblés en Suisse romande.


Questions à la Municipalité:

1. Pour quelles raisons le câblo-opérateur ''Citycable'' a-t-il mis fin au contrat avec M6 ?

2. Suite au recours au Tribunal fédéral de la chaine M6, contre le jugement de la Justice fribourgeoise, pourquoi nos autorités n'ont pas attendu le jugement de ce dernier ?

3. Des échanges d'informations concernant la fenêtre publicitaire romande de la chaîne française M6 ont-ils eu lieu entre la TSR et les autorités lausannoises ou ''Citycable'' ? Nos autorités ont-elles reçu un courrier de la TSR concernant cette affaire ?

4. Suite au jugement du Tribunal fédéral, l'opérateur ''Citycable'' risque-t-il une action en contestation de droit et dommages-intérêts ?

5. Depuis le jugement précité plusieurs cablo-opérateurs romands ont repris la diffusion des fenêtres publicitaires suisses. ''Citycable'' va-t-il reprendre la diffusion des fenêtres spécifiques de M6, voire même les fenêtres publicitaires suisses d'autres chaînes étrangères ?

6. Nos autorités confirment-elles que la chaîne M6 payait jusqu'au 31 décembre 2009, un forfait plus élevé que les autres diffuseurs étrangers suite à l'exploitation de ses fenêtres de réclames suisses ?

7. La possibilité de diffuser des fenêtres publicitaires suisses permet-elle de diminuer les coûts de la reprise des émissions des chaînes concernées ?

8. Suite au jugement du Tribunal fédéral, l'opérateur ''Citycable'' va-t-il revoir sa position et autoriser à l'avenir des fenêtres publicitaires suisses pour les chaînes étrangères ?


Lausanne, le 2 février 2010

Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne


Interpellation : La politique de gestion du personnel communal a des incidences directes sur le marché du travail régional et sur les recettes fiscales de la ville de Lausanne…


Développement :

Notre ville compte un taux de chômage très élevé en comparaison des autres villes vaudoises ou de notre pays. Elle est aussi, avec le CHUV, l'un des plus grands employeurs de Lausanne et de la région lémanique. La politique menée dans la gestion des ressources humaines de la Ville, relative à la politique de recrutement du personnel, notamment concernant le domicile des collaborateurs de la ville, n'est donc pas anodine sur le marché du travail lausannois.
Une stratégie politique visant à offrir, à compétence égale, des emplois aux personnes habitant notre ville permettrait de restreindre la pression sur le marché du travail de la région lausannoise.
Une autre incidence de la provenance des collaborateurs de la ville de Lausanne se fait sentir au niveau de la mobilité. En effet notre ville doit être en mesure de garantir une utilisation prioritaire des transports publics par ses collaborateurs lorsqu'ils se rendent à leur travail.
De manière générale la Ville de Lausanne offre des prestations salariales garantissant des revenus imposables intéressants. De plus les contribuables lausannois ont dû supporter une facture de plusieurs centaines de millions de francs pour limiter les dégâts de la Caisse de pension ''CPCL'' des collaborateurs, domiciliés ou non à Lausanne.

Les prestations, à l'exemple des garderies, offertes par la ville à ses collaborateurs qui n'habitent pas directement sur territoire de la Ville de Lausanne ne déchargent-elles pas financièrement d'autres localités qui de plus bénéficient déjà de la fiscalité des revenus des employés de la Ville imposés sur leur propre territoire communal ?


Questions à la Municipalité :

1. Quelle est la situation au 31 décembre 2009 au niveau des collaborateurs qui sont au service de la Ville de Lausanne ?
- Combien de collaborateurs et ETP compte la Ville de Lausanne ?
- Combien sont affiliés à la Caisse de pension ?
- Quelle est la proportion de collaborateurs de chaque sexe ?
- Dispose-t-on d'une pyramide des âges de l'ensemble des collaborateurs de la ville ?
- Combien de personnes de nationalité étrangère travaillent-t-elles pour la ville ?

2. Notre ville a-t-elle sous contrat des collaborateurs qui n'habitent pas Lausanne et qui, par conséquent, ne payent pas d'impôts dans notre ville ?
- Combien de collaborateurs habitent la ville de Lausanne ?
- Combien de collaborateurs habitent le district de Lausanne ?

3. Notre commune emploie-t-elle des collaborateurs domiciliés hors du canton de Vaud ou qui n'habitent pas en Suisse, par exemple des frontaliers ?

4. La Municipalité peut-elle garantir qu'elle n'occupe aucune personne ne disposant pas d'un permis de séjour valable dans notre pays ?

5. La Municipalité peut-elle fournir la proportion de collaborateurs qui n'habitent pas la Ville de Lausanne au sein des différentes directions municipales ?

6. La Municipalité mène-t-elle une démarche active afin de garantir, dans la mesure du possible, le domicile de ses collaborateurs en ville de Lausanne ?

7. A combien peut-on estimer la perte globale de revenus fiscaux de collaborateurs de la ville qui n'habitent pas à Lausanne ?

8. Les collaborateurs qui ne paient pas d'impôts en ville de Lausanne, disposent-t-ils des mêmes prestations accordées par l'employeur (par exemple dans la prise en charge parascolaire des enfants) ?

9. L'éloignement du domicile d'un collaborateur de son lieu de travail est synonyme de charge négative sur notre environnement. Une sensibilisation permanente à l'utilisation des transports publics est-elle mise en œuvre auprès des collaborateurs qui n'habitent pas à Lausanne ?
- Combien de collaborateurs de la ville habitant à l'extérieur de Lausanne, utilisent-ils les transports publics pour venir à leur travail ?
- Le covoiturage fait-il partie des habitudes de mobilité des collaborateurs concernés par de longs déplacements de leur domicile à leur lieu de travail ?

10. A valeur égale, la Municipalité a-t-elle donné des directives aux services concernés pour favoriser, lors de l'engagement de nouveaux collaborateurs, les personnes habitants la Ville de Lausanne ?

Lausanne, le 2 février 2010


Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Postulat : Réponse à la croissance de la mendicité, allons-y pas à pas…

Nous souhaitons de la Municipalité une étude visant à améliorer et intensifier la coordination entre les différents services concernés de la ville, en collaboration avec les services cantonaux, dans le but de mettre un terme à la mendicité en ville de Lausanne.

Développement :

Derrière les traits d'une politique humaniste nos autorités tolèrent la présence de mendiants, adolescents, enfants ou de personnes fortement handicapées, assis à même le sol sur les trottoirs de notre ville des journées entières. Des voix se sont faites entendre au cours de ces derniers mois devant notre Conseil pour remédier à cette situation préoccupante. Malgré de belles paroles, aucune solution n'est apparue. Cela n'a probablement rien d'étonnant puisqu'à notre connaissance aucune action politique n'a été mise en œuvre pour solutionner ce problème. En regard à notre société nous estimons qu'il s'agit d'un problème sanitaire avant d'être un problème de police ou de police des étrangers.

Cependant la situation évolue sur le plan politique, le canton et différentes villes vaudoises prennent leur responsabilité. En effet le Canton de Vaud, par la voix de son chef du département de l'intérieur, a fait savoir que les autorités municipales avaient toutes les compétences nécessaires pour agir. Dans sa séance du 7 octobre 2008, le Grand Conseil a pris acte que la responsabilité d'interdire la mendicité était de la compétence directe des communes. Le Conseil d'Etat mentionne que la prise en compte de cette problématique est une question ''de politique de proximité adaptée à la réalité''. Il appartient dès lors aux communes de définir cette politique de proximité en adoptant au besoin un règlement interdisant la mendicité. De cette manière il est possible d'offrir un cadre juridique permettant à la police d'intervenir et par la suite aux acteurs du tissu social de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour la prise en charge des personnes en difficultés sanitaires et sociales.

Aujourd'hui les dispositions du Code pénal suisse et du droit vaudois permettent de lutter efficacement contre les exploiteurs, y compris dans le domaine de la mendicité. Fermer les yeux devant le statut de certains mendiants n'est simplement pas admissible. Il est encore moins admissible, sous prétexte que les mendiants sont souvent insolvables, de ne pas les soumettre au Code pénal suisse et à nos lois fédérales et cantonales.

A noter que d'un point de vue strictement sanitaire (conditions sanitaire de vie) notre ville dispose d'un filet social très dense qui permet sans réserve aux mendiants de bénéficier de la solidarité publique.

En fonction du développement susmentionné, force est d'admettre que la politique menée par notre ville n'est pas la bonne, une citation de M. le Conseiller Leuba ''Il faut se méfier de l'angélisme qui consiste à voir derrière chaque mendiant un pauvre, la réalité est plus complexe que cela'', est là pour nous rappeler que le problème est essentiellement politique.

Des sondages successifs laissent clairement apparaître que la population souhaite mettre un terme à la mendicité, cependant les faiseurs d'opinion, à coup d'éditoriaux et d'articles de presse, ramènent souvent la réflexion au degré d'humanisme plus ou moins prononcé des intervenants. Laisser des personnes fragilisées et dans un état sanitaire préoccupant dans la rue n'a cependant pourtant strictement rien d'humaniste.

A ce jeu-là il n'est pas inutile de poser la question qui de celui qui ferme quotidiennement les yeux sur la présence des mendiants à même le sol dans la rue et de celui qui évoque clairement le délabrement sanitaire des mendiants fait preuve d'une plus grande sollicitude et de plus d'humanisme ?

En ouvrant la réflexion sur une règlementation interdisant la mendicité à Lausanne, notre ville ne fait pas figure d'exception. Le Conseil intercommunal de la Riviera ainsi que la commune d'Yverdon ont aussi ouvert une réflexion concernant ce sujet d'actualité.


Lausanne, le 21 janvier 2010.

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation urgente : Saint-Martin, théâtre de la violence urbaine gratuite !


Développement :

En date du samedi 9 janvier deux adolescents ont été sérieusement blessés à l'arme blanche et menacés avec une arme à feu à la sortie d'un club de nuit dans le quartier de Saint-Martin à Lausanne par des personnes qui leurs étaient strictement inconnues. Poignardés de six coups de couteau par erreur, les deux victimes ont été prises en charge par le CHUV.

Rapidement démasqués les auteurs des faits ont été traduits devant la justice. Après les avoir auditionnés le juge d'instruction a remis les auteurs des faits en liberté. Il a décidé de les relâcher estimant que le risque de collusion était faible, qu'ils n'avaient pas d'antécédents et qu'ils ne risquaient pas de s'enfuir à l'étranger. A l'instar des parents des victimes beaucoup de lausannois sont non seulement scandalisés mais également inquiets de la manière dont nos juges appliquent la justice. Chacun a son opinion au sujet de la sécurité, ses attentes également, mais devant la gravité des faits la confiance de la population en ses autorités et surtout en sa justice est sérieusement ébranlée. La presse du 19 janvier 2010 apporte un nouvel éclaircissement dans cette affaire, le juge concerné admet avoir ''peut-être commis une erreur de jugement''.

Certes la Municipalité de Lausanne a fait connaître son étonnement devant la mise en liberté par la Justice vaudoise des auteurs de l'agression et dans ce contexte nous avons déposé une interpellation au Grand Conseil demandant des explications dans la prise en compte de la jurisprudence. Cependant la mise en liberté des coupables ne doit pas masquer le problème fondamental, soit le très fort sentiment d'insécurité qui ne fait que croître dans notre ville.

Ce nouveau fait divers, qui aurait pu tourner au drame est la suite logique d'une longue série d'incivilités nocturnes de toutes sortes dans le quartier de Saint-Martin : Bruit, cris, injures, vandalisme, vomissures, matière fécale et autres sortes d'incivilités qui sont monnaie courante.

A l'exemple de la place du Tunnel, du sud de la Place de la Riponne et d'autres quartiers lausannois, le quartier de Saint-Martin cultive depuis longtemps un climat d'insécurité que ses habitants doivent supporter à longueur d'année. Il nous parait urgent de rendre à ce quartier la tranquillité et la sécurité auxquelles ses habitants ont droit à l'instar de tous les autres lausannois.


Nous nous permettons de poser les questions suivantes :

1. Qu'a entrepris la Municipalité jusqu'à ce jour pour restreindre l'insécurité dans le quartier sensible de Saint-Martin ainsi que dans d'autres quartiers lausannois réputés pour les actes d'incivilité et la présence de nombreux nids de violence au cœur de la nuit ?

2. La Municipalité a-t-elle les moyens et la volonté d'inciter les responsables des établissements publics ouverts la nuit à mener des actions volontaristes dans la prévention de la violence, la préservation de la sécurité et de la tranquillité nocturne ?


3. Quelles mesures effectives nos autorités ont-elles prises à ce jour pour diminuer la présence de plus en plus marquée de personnes portant des armes blanches ou des armes à feu lors de leur participation à la vie publique nocturne lausannoise ?

Lausanne, le 19 janvier 2010


Raphaël Abbet,
Conseiller communal

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Le quartier d'Ouchy et la zone verte de Vidy-Bellerive méritent une autre image que celle donnée par les incessants flots de véhicules aux heures de pointe et en fin de semaine.

Postulat : Nous demandons à la Municipalité d'étudier un projet de limitation de la circulation qui interdit à certains groupes d'usagers l'accès motorisé à l'Avenue de Vidy, l'Avenue de Rhodanie, Ouchy et le Quai d'Ouchy, notamment en semaine aux heures de pointe et du vendredi soir au dimanche soir.

Développement : Les soirs et en fin de semaine, particulièrement les jours qui bénéficient de conditions météorologiques favorables, la route qui longe le lac depuis la Tour Haldimand jusqu'au carrefour de la Maladière se transforme en un vaste défilé de voitures. Il en est de même en semaine, le matin et en fin de journée, lorsque les pendulaires empruntent cet axe routier. La surcharge de cet axe est probablement le fruit de l'attractivité d'Ouchy et de l'intensité du trafic des pendulaires. Seule une petite partie du trafic est due aux habitants de cette zone et à l'activité économique présente à Ouchy et dans les rues adjacentes. Ce bal de véhicules rend l'accès à Ouchy et la rive du lac difficile et crée une image parfois peu accueillante de ce site pourtant propice à la détente, aux loisirs et aux activités touristiques. En plus, ce trafic dense implique des nuisances sonores, une pollution additionnelle et des difficultés de circulation pour les habitants du quartier et les autres usagers.
Il est important que la zone Lausanne Rive du Lac reste ouverte aux Lausannois, aux touristes, aux clients des hôtels, des restaurants et des commerces ainsi qu'aux autres ayant-droits qui sont encore à définir. Notre démarche vise des restrictions de circulation imposées à Ouchy et une réduction du trafic des pendulaires aux heures de pointe, plus particulièrement le matin de 06h00 à 10h00 et en fin de journée de 16h00 à 20h00. Il s'agit notamment d'interdire l'accès aux pendulaires qui ne font que traverser cette zone. Nous sommes conscients que cette démarche va produire un report partiel du trafic sur d'autres axes routiers. Nous prenons aussi en compte les limites de notre démarche qui n'a pas la prétention de solutionner à elle seule la mobilité globale en ville de Lausanne. Elle s'inscrit cependant dans le cadre d'une amélioration rapide de la qualité de vie du principal secteur touristique de la ville.
Par le passé, différentes études ont été menées afin de décharger les quartiers au sud de la gare de Lausanne d'une partie importante du trafic. Les querelles politiques partisanes ont eu raison de ces études. D'autres études ont porté sur l'évitement du secteur d'Ouchy par le trafic de transit. A ce jour aucune de ces études n'a donné naissance, à notre connaissance, à un projet important permettant d'améliorer la situation. Devant l'échec successif des différents projets étudiés, nous invitons la ville à planifier un nouvel aménagement de la zone Lausanne Rive du Lac en prévoyant une véritable valorisation de l'ensemble de ce lieu privilégié. Dans l'intervalle, cette proposition a le mérite de ne pas entraver le développement commercial à Ouchy. Par une limitation du trafic de transit aux heures de grandes affluences, elle vise à améliorer la qualité de vie des habitants et les usagers de la zone Lausanne Rive du Lac.

Lausanne, le 24 novembre 2009

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

La tranquillité de la vie nocturne lausannoise ne commence-t-elle pas déjà par une gestion professionnelle optimale de la sécurité dans les établissements qui ouvrent leurs portes à un nombreux public ?


Postulat :

Nous demandons l'étude d'une règlementation stricte de la sécurité, assurée par des entreprises offrant des prestations professionnelles reconnues, à l'entrée des établissements publics nocturnes lausannois.

Développement :

Au cours des ces dernières années la vie nocturne lausannoise s'est fortement développée et elle exerce une pression permanente sur la tranquillité nocturne dans l'environnement proche d'établissements très fréquentés. Cette tension est parfois perceptible à l'intérieur ou à l'entrée de ces établissements. La consommation d'alcool, la dynamique de groupe, l'ambiance festive ou d'autres facteurs sont des vecteurs porteurs de tension qui peuvent parfois conduire à des débordements, des bagarres, ou d'autres situations d'insécurité. Il n'est pas nécessaire de mener de longues enquêtes pour savoir que les services de la police et les services sanitaires, les urgences du CHUV en particulier, subissent une pression supplémentaire la nuit en fin de semaine. Les interventions de la police ainsi que celles des services des urgences sont par ailleurs des indicateurs incontestables simples qui permettent également de percevoir cette tension supplémentaire découlant de la vie nocturne lausannoise durant les week-ends.

Souvent les conflits débutent par de simples invectives entre personnes, des sources tensions perceptibles, une consommation élevée d'alcool, la présence de petits groupes d'ethnies différentes et bien d'autres facteurs. Ces situations de stress deviennent plus dangereuses lorsque des personnes sont munies d'armes ou d'instruments tranchants pouvant être assimilés à des armes.

Aujourd'hui, les sources de conflits se multiplient et les sociétés à but lucratif ou culturelle qui offrent des prestations ont le devoir d'assurer la sécurité dans leur établissement. Cependant dans une pure logique économique, certains établissements recourent aux services de sociétés offrant des prestations occasionnelles de sécurité, avec du personnel qui n'est pas formé. D'autres sociétés mettent en place leur propre service de sécurité à moindre frais.
A la lumière de certains faits, la justice et la police sont probablement à même de citer des exemples où une sécurité déficiente a conduit à des situations conflictuelles aboutissant à des coûts importants en matière de dégâts corporels ou matériels ainsi qu'à l'augmentation de l'insécurité.

Lausanne, le 10 novembre 2009

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation : Un travail obligatoire avant d'obtenir une aide publique

Au cours de ces dernières années la progression effective de l'enveloppe de l'aide sociale s'inscrit dans une croissance plus marquée en Suisse romande par rapport à la Suisse alémanique. Cela semble découler d'une politique volontaire plus marquée de lutte contre le abus dans l'est de la Suisse. Un nouvel exemple vient nous rappeler ce fait. En effet plusieurs villes alémaniques viennent d'obliger les demandeurs de l'aide sociale à travailler durant un mois pour la ville avant de toucher une quelconque aide financière de la collectivité publique.

Portée à la connaissance du chef du service social de notre ville, la démarche des communes susmentionnées n'a pour l'instant pas fait l'objet d'une étude à Lausanne.

Des programmes font actuellement leurs preuves dans les villes de Zurich ou Lucerne. Ces programmes postulent dans trois directions :

" Obliger la personne qui sollicite une aide à prouver sa volonté de rechercher une autre solution avant de recourir à un soutien de la collectivité, en orientant la personne vers le monde du travail.

" Dissuader certaines personnes de recourir simplement à l'aide sociale sans véritablement rechercher de solutions pour subvenir à leurs besoins.

" Eviter dans un premier temps l'isolement d'une personne qui a besoin d'aide en lui offrant la possibilité de s'accrocher à l'environnement social par une occupation.


Questions à la Municipalité :


1. Quelles mesures au cours de ces dernières années, la Municipalité a-t-elle prise pour éviter le passage, parfois trop rapide, du monde du travail à celui de l'aide sociale ?


2. A l'exemple de villes alémaniques, la Municipalité a-t-elle, ou envisage-t-elle, des mesures obligeant une activité professionnelle, ou occupation, avant avoir recours à l'aide sociale pour les personnes de moins de 65 ans ?

Lausanne, le 27 octobre 2009

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Postulat : Nous souhaitons l'étude d'un règlement interdisant la mendicité en ville de Lausanne conformément aux possibilités légales offertes par le canton de Vaud.


Développement :

Derrière les traits d'une politique humaniste nos autorités tolèrent la présence de mendiants, adolescents ou de personnes fortement handicapées, assis à même le sol sur les trottoirs de notre ville des journées entières. Des voix se sont faites entendre au cours de ces derniers mois devant notre Conseil pour remédier à cette situation préoccupante. Malgré de belles paroles, aucune solution n'est apparue. Cela n'a probablement rien d'étonnant puisqu'à notre connaissance aucune action politique n'a été mise en œuvre pour solutionner ce problème. En regard à notre société nous estimons qu'il s'agit d'un problème sanitaire avant d'être un problème de police ou de police des étrangers.

Cependant la situation évolue sur le plan politique, le canton et différentes villes vaudoises prennent leur responsabilité. En effet le Canton de Vaud, par la voix de son chef du département de l'intérieur, a fait savoir que les autorités municipales avaient toutes les compétences nécessaires pour agir. Dans sa séance du 7 octobre 2008, le Grand Conseil a pris acte que la responsabilité d'interdire la mendicité était de la compétence directe des communes. Le Conseil d'Etat mentionne que la prise en compte de cette problématique est une question ''de politique de proximité adaptée à la réalité''. Il appartient dès lors aux communes de définir cette politique de proximité en adoptant au besoin un règlement interdisant la mendicité. De cette manière il est possible d'offrir un cadre juridique permettant à la police d'intervenir et par la suite aux acteurs du tissu social de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour la prise en charge des personnes en difficultés sanitaires et sociales.

Aujourd'hui les dispositions du Code pénal suisse et du droit vaudois permettent de lutter efficacement contre les exploiteurs, y compris dans le domaine de la mendicité. Fermer les yeux devant le statut de certains mendiants n'est simplement pas admissible. Il est encore moins admissible, sous prétexte que les mendiants sont souvent insolvables, de ne pas les soumettre au Code pénal suisse et à nos lois fédérales et cantonales.

A noter que d'un point de vue strictement sanitaire (conditions sanitaire de vie) notre ville dispose d'un filet social très dense qui permet sans réserve aux mendiants de bénéficier de la solidarité publique.

En fonction du développement susmentionné, force est d'admettre que la politique menée par notre ville n'est pas la bonne, une citation de M. le Conseiller Leuba ''Il faut se méfier de l'angélisme qui consiste à voir derrière chaque mendiant un pauvre, la réalité est plus complexe que cela'', est là pour nous rappeler que le problème est essentiellement politique.

Des sondages successifs laissent clairement apparaître que la population souhaite mettre un terme à la mendicité, cependant les faiseurs d'opinion, à coup d'éditoriaux et d'articles de presse, ramènent souvent la réflexion au degré d'humanisme plus ou moins prononcé des intervenants. Laisser des personnes fragilisées et dans un état sanitaire préoccupant dans la rue n'a cependant pourtant strictement rien d'humaniste.

A ce jeu-là il n'est pas inutile de poser la question qui de celui qui ferme quotidiennement les yeux sur la présence des mendiants à même le sol dans la rue et de celui qui évoque clairement le délabrement sanitaire des mendiants fait preuve d'une plus grande sollicitude et de plus d'humanisme ?

En ouvrant la réflexion sur une règlementation interdisant la mendicité à Lausanne, notre ville ne fait pas figure d'exception. Le Conseil intercommunal de la Riviera ainsi que la commune d'Yverdon ont aussi ouvert une réflexion concernant ce sujet d'actualité.

Lausanne, le 6 octobre 2009.

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Motion : Nous demandons à la Municipalité de renforcer la présence policière en ville par la création de huit nouveaux postes à police-secours et par la réaffectation interne de six postes administratifs de la police municipale, à ce même service, dans un délai d'une année.


Développement :

Au cours de ces derniers mois le Conseil communal a débattu à de nombreuses reprises du problème de l'insécurité en ville de Lausanne. Cette discussion est vue par certain comme du populisme à bon marché et par d'autres comme le reflet d'un changement important de la société dans le respect des personnes et de nos valeurs.
Dans ce débat, la Municipalité a choisi de répondre par un projet de police urbaine de proximité accepté par le Conseil communal en 2008.
Force est de rappeler que la police municipale dispose d'une palette de compétences qui selon les responsables politiques de ce dossier, devait permettre un concept de sécurité de proximité spécifique au milieu urbain, adapté aux besoins réels de la ville de Lausanne. Ce concept est basé sur trois niveaux d'actions, soit une politique préventive, dissuasive et répressive.
Les différentes agressions violentes relatées par la presse, les mesures de sécurité prises à l'exemple des urgences du CHUV, les différentes manifestations non-autorisées qui ont souvent conduit à de sérieux débordements ou le commerce de la drogue, montrent clairement les nombreuses lacunes de la politique développée par la Municipalité pour éviter une croissance de l'insécurité ou une croissance du sentiment d'insécurité si l'on est à gauche de l'hémicycle politique.
Cette politique du compromis, laissant une part très importante à une grande tolérance, montre aujourd'hui clairement ses limites.
Il est important que l'action de l'autorité, représentée par la police, soit plus marquée dans le terrain, en priorité dans les zones sensibles ou les manifestations générant des risques de débordements réels.
Par notre proposition nous souhaitons renforcer police-secours en augmentant de 10% ses effectifs, soit par la création de 14 postes au sein de ce service.
Le manque de moyens, des effectifs restreints et une aversion pour une politique rigoureuse sont souvent évoqués par les observateurs pour parler de l'impuissance des autorités municipales devant la montée de l'insécurité.
Selon notre parti, c'est un manque de volonté politique affiché et un message brouillé entre les paroles de certains élus municipaux et les positions de leur parti sur ce dossier, qui sont à l'origine d'une situation politique difficile.
Attentif aux dépenses publiques nous demandons à la Municipalité d'étudier la possibilité de compenser la globalité des quatorze postes demandés au sein de l'ensemble de l'administration. Nous souhaitons une redistribution des affectations de postes tenant compte de cette nouvelle priorité politique.

Lausanne, le 6 octobre 2009.

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation :

La ''Police urbaine de proximité'', acceptée par le Conseil communal en 2008, portait les fruits prometteurs, d'une diminution de l'insécurité dans notre ville, pourtant les lausannois vivent aujourd'hui une toute autre réalité !

Développement :

En fin d'année 2008, le Conseil communal de Lausanne a adopté un préavis important concernant l'avenir de la police municipale lausannoise. Le projet portait en priorité sur le concept de ''Police urbaine de proximité''. Ce projet se base sur les compétences spécifiques dont dispose notre ville en matière de sécurité et d'ordre public.

La Municipalité entendait par ce préavis pleinement valoriser sur son territoire les compétences complètes en matière de police et développer un concept de sécurité, dit de proximité. Ce concept spécifiquement urbain, adapté aux besoins de la ville, comprend trois niveaux d'action qui sont la prévention, la dissuasion et la répression.

Cette démarche s'apparentait principalement pour notre parti à une réponse à la votation vaudoise concernant la police unifiée qui remettaient en cause l'ensemble des compétences communales en matière de police. Cette situation a fait réagir notre Municipalité qui au travers du préavis précité souhaitait apporter une réponse directe à la situation politique par la mise en œuvre d'une organisation policière prenant en compte ce contexte de proximité urbaine en permettant la maîtrise et le développement de la sécurité urbaine.
Par ailleurs le projet faisait clairement valoir les intérêts fondamentaux de la Ville en matière de sécurité, de besoins et de valeurs spécifiques.

A ce jour, force est de constater que depuis une année le sentiment d'insécurité a fortement grandi en ville de Lausanne. Les différentes affaires criminelles, le marché quotidien de la drogue, le développement de la zone alternative de la Riponne, la mendicité, etc… sont les témoins privilégiés de la passivité de nos autorités devant les images, ou vecteurs principaux, de l'insécurité.

Dans son rapport, la Municipalité annonçait que la police urbaine de proximité, en connaissant parfaitement le terrain, serait en mesure de répondre à l'évolution de la société et à l'émergence des phénomènes nouveaux. Aujourd'hui le constat est amer et cette politique a jusqu'à ce jour échoué. Pour s'en convaincre il suffit de regarder l'évolution des dossiers précités.


La Municipalité entendait très rapidement développer quatre axes pour améliorer la police urbaine de proximité. Il s'agissait de la connaissance fine de la ville, du développement de partenariats et rapprochements avec la population, de la visibilité policière ainsi que de la rapidité et efficacité d'intervention. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Questions :

1. Quelle analyse et quel premier bilan la Municipalité dresse-t-elle du concept de police urbaine de proximité ?

2. Des mesures de flexibilité et d'efficacité visant à garantir la maîtrise des moyens d'engagement propre à assurer la sécurité en ville ont-elles été prises ?

3. Quelles sont ces mesures et quels ont été les premiers effets positifs et les résultats obtenus grâce au nouveau concept ?

4. Quelles décisions de collaboration avec l'ensemble des partenaires dans la lutte contre le sentiment d'insécurité ont permis de renforcer la sécurité urbaine ?

5. Quels résultats la Municipalité a-t-elle obtenu dans la maîtrise des moyens d'engagement policiers nécessaires pour permettre une réaction rapide face aux délits spécifiquement urbains ?

6. De quelle manière la direction de la police a-t-elle renforcé ''une présence et une visibilité permanente sur le territoire communal, 24 heures sur 24'' dans notre ville selon les termes du préavis ?

7. Quelles mesures effectives ont permis d'améliorer la connaissance fine de la ville, le développement de partenariats et rapprochements avec la population, la visibilité policière ainsi que de la rapidité et efficacité d'intervention depuis la mise en œuvre de la police de proximité urbaine ?

8. Sur la base des sept questions précédentes comment expliquer la dégradation de l'image de notre ville en regard avec les indicateurs d'insécurité ?

Lausanne, le 6 octobre 2009.

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation urgente :

Où sont les limites de l'engagement de la Municipalité de Lausanne comme principal sponsor de la campagne contre l'initiative d'Artagnan ?


Développement :

Ces derniers jours certains exécutifs mènent des discussions pour doter les adversaires de police unique de ressources suffisantes pour faire échouer cette initiative devant le souverain. A ce jeu notre ville montre l'exemple, mais est-ce le bon exemple ?

Il semble que certaines communes favorables au projet du Conseil d'Etat envisagent de verser 1.- / habitant en faveur de la campagne contre l'initiative précitée. Suite aux propos de notre Syndic, tenus dans la presse du week-end, la Municipalité de Lausanne a décidé de débloquer un crédit supplémentaire de plus de 130'000.- francs pour soutenir la campagne contre l'initiative D'Artagnan.

Il n'est pas dans notre idée de museler le débat politique ou d'interdire de parole des élus. Il en va toutefois autrement concernant l'engagement de l'argent des contribuables dans une campagne politique.


Questions à la Municipalité de Lausanne :

1. Existe-t-il des règles précises concernant l'engagement de l'argent des contribuables par les communes dans des campagnes de votations au niveau fédéral, cantonal et communal ?

2. Quels sont les moyens financiers et les ressources que la ville de Lausanne entend engager dans la campagne contre l'initiative D'Artagnan ?

3. A quoi se destinent les 130'000 francs que la Municipalité de Lausanne engage dans cette campagne ? Y a-t-il un mandat clair concernant cet engagement financier ?

4. Qui sera responsable de la gestion du montant de 130'000 francs ?


Lausanne, le 23 juin 2009

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Violence conjugale et sensibilisation des jeunes, quelle est la situation à Lausanne, peut-on encore améliorer l'information et la prévention ?

Interpellation :

La Confédération vient de sortir la première véritable étude concernant la violence conjugale dans notre pays. L'étude porte sur les causes de la violence dans notre environnement social et elle propose un plan d'action visant à prévenir cette forme de violence. A la lecture de cette étude très détaillée, force est de constater que le canton de Vaud fait office de bon élève et que de nombreuses mesures ont été prises afin de contenir la violence conjugale.

Les principales causes de la violence sont la répartition inégale du pouvoir dans une relation de couple, l'isolement social ou un milieu socioculturel tolérant la violence. Ces facteurs favorisent très largement l'apparition de comportements violents.

La violence conjugale frappe entre 10 et 20% des habitantes de notre pays, alors même que cette estimation est, selon les dires des professionnels, peu représentative car très en dessous de la réalité. Selon l'étude "On ignore combien de personnes sont touchées car la grande majorité n'ose pas en parler, par honte ou crainte de représailles". Il semble même que les migrantes restent très souvent sous le joug d'un conjoint maltraitant de peur de perdre leur permis de séjour.

Ce rapport met le doigt sur la difficulté de sensibiliser certains migrants malgré la distribution de documents d'information en différentes langues. L'étude montre aussi clairement que c'est au sein des couples binationaux ou étrangers, qu'on recense le plus de cas de violence. Malheureusement et malgré nos lois, certaines femmes migrantes n'osent pas parler; elles sont souvent isolées par leur agresseur, "souvent elles sont terrorisées à l'idée de se présenter dans un hôpital ou d'alerter la police".

L'étude mentionne que les victimes sont aujourd'hui mieux protégées et que les cantons ont joué le jeu par la mise en place de structures ad hoc qui ont par exemple conduit les collaborateurs de la police cantonale vaudoise à recevoir une formation spéciale pour gérer au mieux les cas de violence domestique. Les efforts des cantons pour améliorer la formation initiale et le perfectionnement des catégories professionnelles confrontées à des situations de violence domestique apportent également une amélioration de la situation.

Le rapport souligne aussi qu'au cours de ces dernières années l'intensification du travail de relations publiques contre la violence à l'égard des femmes est souvent issue des bureaux de l'égalité. Aujourd'hui nos autorités disposent d'une abondante documentation, de matériel d'information et de sensibilisation. A noter que le rapport de la Confédération mentionne un élément essentiel en désignant les groupes-cibles que sont les migrants, les jeunes et les enfants. L'étude fait clairement ressortir comme axe prioritaire l'intensification du travail de proximité auprès des écoles. Les spécialistes estiment qu'il est nécessaire de maintenir une sensibilisation permanente et de ne pas relâcher les efforts dans l'information et la prévention.


Le Canton de Vaud a développé un programme digne d'intérêt sous le nom de "L'école de l'égalité". Ce dernier programme thématise l'égalité entre femme et homme pendant tout le cursus scolaire. Si ce programme apporte certaines réponses est-il suffisant pour répondre à la violence domestique ?

Remarque générale : Dans ce développement toutes les références aux victimes de sexe féminin s'appliquent par analogie aux hommes qui dans une plus faible mesure sont aussi victimes de violences domestiques.


Suite au développement de l'interpellation, nous prions la Municipalité de répondre aux questions suivantes :

1. La police municipale a-t-elle, au même titre que la police cantonale, reçu une formation spécifique dans la gestion des cas de violence domestique ?

2. Combien de collaborateurs de la police municipale ont-ils suivi une telle formation ?

3. Quelles sont dans notre ville les catégories professionnelles qui ont bénéficié de formation et de perfectionnement professionnel pour répondre aux situations de violence conjugale ?

4. Combien de collaborateurs des catégories mentionnées à la question précédente, ont-ils suivi une telle formation ?

5. Quelles sont les démarches entreprises à ce jour, au sein des écoles publiques et privées lausannoises, en faveur de la prévention de la violence conjugale ?

6. Quel bilan notre ville peut-elle tirer du programme "L'école de l'égalité" ?

7. Ce programme apporte-il une amélioration ou de réelles réponses à la violence domestique ?

8. Quelle est la stratégie (ou quel est le plan de mesures) de notre ville pour améliorer l'information des enfants, des jeunes et des migrants à la problématique de la violence domestique ?

9. Selon l'étude de la Confédération les migrantes sont particulièrement touchées, quelles sont les mesures prises par notre ville pour améliorer la protection de cette frange de la population très exposée aux problèmes de la violence domestique ?

10. Comment la Ville de Lausanne prend-elle en charge la violence conjugale au sein des couples de sans-papiers et de clandestins ? Quelle est sa politique dans la prévention de la violence domestique pour ces groupes particuliers de la population de notre ville ?


Lausanne, le 15 mai 2009

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Question orale : Morale de paiements des créanciers de la ville


Une étude vient de sortir concernant la morale de paiements des créanciers des collectivités publiques de notre pays. Cette étude montre que le délai de paiement des créanciers est en moyenne de 120 jours. Cette situation additionner à une période de crise peut être un facteur déclenchant de sérieux problèmes de liquidités pour certaines entreprises.

Notre Municipalité a-t-elle connaissance de ce phénomène et qu'elle est la pratique de notre ville concernant le paiement de ses créanciers ?


Lausanne, le 5 mai 2009

Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation : Condamnations abusives des défenseurs des migrants, qui devons-nous croire ?


Développement :

A la lumière des médias et selon les dires du Groupe anti-répression, les membres de ce dernier ont été la cible de nos autorités de police et de justice. Ce groupe dénonce des condamnations abusives des défenseurs des migrants dans l'exercice de leurs droits fondamentaux. Proche des partis de gauche ledit groupe fait mention à l'excès de zèle de la police locale et il met le doigt sur ce qu'il appelle du ''laisser-faire de la Municipalité de Lausanne''. Pour en revenir aux faits, Il semble que quelques personnes qui ont pris part à une manifestation en décembre dernier, ont ensuite fait l'objet de condamnations et d'amendes sur la base des constats de la police. Dans le même ordre d'idée une personne membre de la coordination asile et coprésidente de solidarité sans frontière a aussi fait l'objet d'une condamnation pour avoir participer à un affichage sauvage.

Malgré une Municipalité de gauche, un Municipal de police de la même obédience politique que les personnes condamnées, les militants du Groupe anti-répression estiment que ces affaires ont un solide fondement politique et ils demandent à la Municipalité de retirer les poursuites en cours. Les membres du Groupe précité estiment que nos autorités doivent désavouer la police et rendre public le fait qu'il n'y avait pas matière à sanctionner pénalement l'organisation de telles manifestations.

Interpellé par les médias, le Municipal de police a mentionné que les faits relatés par les militants du Groupe anti-répression sont ''totalement excessifs''.

Questions à la Municipalité :

1. Qui de la Municipalité ou de la commission de la police traitera les recours des personnes concernées étant entendu que ces dernières portent de graves accusations d'ordre politique ?

2. Devant ces accusations rendues publiques par les personnes condamnées, la Municipalité entend-elle confirmer et soutenir les décisions de l'autorité de Police municipale ?

3. Les manifestants avaient-ils annoncé aux autorités, comme le prévoit notre réglementation, l'organisation de ces manifestations ?

4. Le Groupe anti-répression laisse entendre que des dérives policières sont à l'origine de ces condamnations, peut-on s'attendre à un démenti sans équivoque de la Municipalité ?

Lausanne, le 21 avril 2009

Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

L'agglomération lausannoise est la région de Suisse la plus touchée par le chômage. Quelle politique mènent nos autorités pour diminuer les effets de la crise ?


Développement :

Notre ville fait partie des régions de Suisse les plus touchées par le chômage et malgré une situation financière très précaire, n'est-il pas temps de rechercher les pistes praticables pour diminuer les effets de la crise économique ?
Si le taux de chômage est de 4,8% dans le canton de Vaud, ce taux est supérieur à 6 % à Lausanne, et de plus, notre commune compte déjà le plus de prestataires inscrits aux œuvres sociales. Les personnes fragilisées par cette situation sont prioritairement les jeunes à la recherche d'un apprentissage, ceux qui doivent trouver un premier emploi mais aussi les personnes avec des revenus modestes et une situation professionnelle précaire.
Devant cette situation, la Confédération et le canton de Vaud ont réagi en proposant différentes mesures urgentes visant à relancer la consommation ou diminuer les effets pervers de la crise. L'Union syndicale suisse pense que 60'000 jeunes pourraient se retrouver sans travail dans notre pays en 2010 et lors des années à venir. A la lecture de cette situation il est évident que notre ville va donc se retrouver au cœur du problème.
Avec son statut de plus grande ville de Suisse romande et en fonction de son environnement socio-économique difficile notre Municipalité s'est-elle bornée à se lamenter sur son statut de simple commune, en faisant preuve d'attentisme, ou a-t-elle réfléchi aux opportunités de mener diverses actions permettant de prendre une part active à la relance de l'économie ?
Conscient que l'état des finances publiques de notre ville laisse une marge de manœuvre très faible à nos autorités, nous prions la Municipalité de répondre aux questions suivantes :

1. Quelle stratégie proactive et quels moyens la Municipalité a-t-elle mise en place pour réduire les effets de la crise sur la région lausannoise ?

2. Peut-on porter à la connaissance du Conseil communal les décisions prises ou les interventions faites par nos autorités pour sensibiliser la Confédération et le canton de Vaud à la situation critique de l'agglomération lausannoise ?

3. Pour répondre au chômage des jeunes la Municipalité a-t-elle envisagé de créer des places d'apprentissages supplémentaires ainsi que des places de stages au sein de son administration et des entreprises dépendant de notre ville ?

4. La Municipalité a-t-elle envisagé des mesures pour que les entreprises privées de notre ville portent une oreille attentive à la situation des jeunes et ouvrent leurs portes aux jeunes à la recherche d'un apprentissage ou d'un stage de premier emploi ?


Résolution acceptée à l'unanimité du Conseil communal

Le Conseil communal invite la Municipalité à proposer, dans un délai raisonnable en fonction des périodes couvrant les contrats d'apprentissage, un plan d'action visant à atténuer les effets de la crise sur les jeunes à la recherche d'une place d'apprentissage ou d'un premier emploi.


Lausanne, le 21 avril 2009

Claude-Alain Voiblet, groupe UDC

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation :

Combien d'enfants de familles de clandestins sont-ils présents sur les bancs de l'école obligatoire de notre ville ?

Mener une politique obsolète en fermant les yeux sur la situation des clandestins et ne pas accepter l'exécution des lois qui régissent les migrations dans notre pays n'apporte pas de solutions crédibles à la pression migratoire actuelle et à venir. A la lecture des dires de certains représentants du Conseil d'Etat ou de la presse, ainsi qu'à la connaissance de diverses statistiques nationales, il semblerait que plus de 10'000 migrants clandestins résident actuellement de manière irrégulière dans notre ville.

Selon nos sources certains enfants des migrants précités sont scolarisés dans les établissements de notre ville. Les autorités scolaires ont logiquement l'obligation d'accueillir ces enfants dans les classes, mais n'ont en principe pas l'obligation d'annoncer leur présence au contrôle des habitants de la Ville. Cette situation découle aussi du constat qu'il n'existe pas de statut pour l'enregistrement de ces personnes dans notre commune.

En tenant compte de ce constat initial, nous prions la Municipalité de répondre aux questions suivantes :

1. Sait-on environ combien d'enfants de moins de seize ans, provenant de familles qui n'ont pas d'autorisation de séjourner en Suisse, résident dans notre ville ?

2. Combien d'enfants de clandestins (ou de familles sans autorisations de séjour) sont-ils présents sur les bancs de la scolarité obligatoire dans notre ville ?

3. Quelle est la proportion moyenne et l'évolution, au cours de ces vingt dernières années, d'enfants scolarisés dans les classes lausannoises provenant de familles qui ne sont pas au bénéfice d'autorisation de séjour ?

4. Quelles mesures particulières la Ville a-t-elle pris pour permettre la scolarisation dans de bonnes conditions des enfants ou adolescents susmentionnés ?

5. Des mesures sont-elles prises pour garantir que le niveau de formation ne soit pas affecté par une telle situation liée à l'intégration particulière de ces enfants ou adolescents ?

6. Des mesures sont-elles prises pour connaître les conditions de vie; soit en priorité les conditions de logement ainsi que les couvertures d'assurances maladie et accident de ces enfants dont les familles n'ont en principe pas de domicile légal et le droit de résider dans notre pays ?


Lausanne, le 10 mars 2009

Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation : Utilisation du pistolet à impulsion électrique ''Taser''

L'utilisation du pistolet à impulsion électrique a occupé une place de choix dans les médias lors de l'année 2008. A l`étranger comme d'ailleurs dans notre pays, les polices se sont peu à peu équipées du pistolet à impulsion électrique ou "Taser". A l'échelle nationale ce sont au moins huit services des polices cantonales (Argovie, Appenzell RI, Berne, Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Nidwald, Saint-Gall, Thurgovie) et deux polices municipales (Berne et Zürich) qui disposent de cette arme dans leur arsenal d'armes défensives. Cela ne semble pas être le cas en ce qui concerne la police municipale de Lausanne.

En dehors de tout débat idéologique et indépendamment des polémiques qui entourent parfois l'usage de cette arme, les différentes études ont démontré que son utilisation est par définition beaucoup moins dangereuse que l'arme à feu.

Lors d'un débat les chambres fédérales ont d'ailleurs autorisé, au printemps 2008, l`usage des ''Tasers'', notamment dans le cadre de la loi sur l`usage et la contrainte. D`autre part la Conférence suisse des commandants de police estime que l'utilisation des ''Tasers'' est une pratique utile pour les corps de police qui ne devraient pas renoncer à sa mise en service.
En outre, il semblerait majoritairement que les "hommes de terrain", notamment les groupes d`intervention, sont demandeurs d`une telle arme, pour leur propre sécurité comme pour celle des personnes interpellées.

Aujourd'hui avec la croissance de la violence urbaine, l`utilisation du ''Taser'' nous parait appropriée dans le cadre d`interpellations difficiles dans les zones à forte densité de population ou dans les lieux publics à grands passages, notamment vis-à-vis de personnes menaçant les forces de police.

Par conséquent, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

1. La police municipale a-t-elle étudié la possibilité d'introduire cette arme de défense au sein de certaines unités de son     cops de police ?

2. La police municipale, notamment son groupe d`intervention, souhaitent-t-ils pouvoir disposer du ''Taser'' dans leur     arsenal d'arme de protection ?

3. La Municipalité estime-t-elle que cette arme pourrait être utile aux forces de l`ordre, notamment dans le cas des     interpellations difficiles ?

4. La Municipalité est-elle disposée à équiper la police municipale d`une telle arme, sous réserve évidemment d`une     formation appropriée ?

Lausanne, le 3 février 2009


Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne


Postulat : Les eaux usées lausannoises seront-elles sources d'énergie ?


A l'exemple de plusieurs collectivités de Suisse, nous demandons à la Municipalité d'étudier la possibilité d'utiliser les capacités calorifiques de certaines canalisations des eaux usées de la ville par l'étude des trois points suivants :

  1. Définir le potentiel énergétique représenté par l'exploitation du réseau de canalisation des eaux usées de la ville de Lausanne
  2. Mener une étude permettant de vérifier que la mise en œuvre d'un tel concept permet d'obtenir un retour sur les investissements qu'il faudrait consentir
  3. Si la démarche s'avère pertinente, proposer des mesures techniques utiles ainsi que les mesures financières incitatives pour promouvoir ce type de projet novateur

Développement :

A l'exemple de pays étrangers voisins, nous constatons l'éclosion de plusieurs projets d'utilisation de la valeur calorifique du réseau des eaux usées comme source d'énergie. La commune de Villars vient de réaliser un projet permettant de chauffer plusieurs dizaines d'appartements. Cette technologie a fait sont apparition dans la région bâloise voici quelques mois et selon certains spécialistes, le potentiel dans notre pays permettrait la production de chaleur utile pour chauffer un ménage sur huit.

Cette technologie est prometteuse et elle permet d'utiliser une source de chaleur, produite par la consommation des ménages et les matières fécales, qui n'est actuellement pas exploitée. Force est de constater que selon les premières études, que les villes avec une concentration suffisante d'habitations, donc une forte production de chaleur qui s'élimine par les eaux usées, avec de gros volumes sur de très courtes distances, représentent un potentiel intéressant.

Cette énergie ''renouvelable'' est en suffisance et ne risque pas de manquer. Il semble que cette technique permet de réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère de plus de 75 %. Une étude de ''SuisseEnergie'' montre que la consommation d'eau par ménage est de 160 litres par jour. Cela équivaut à un rejet de plus d'un milliard de litres d'eau tiède dans les canalisations de notre pays. Il semble que le potentiel de cette source d'énergie, qui se trouve en suffisance à quelques mètres sous nos pieds, serait de plus de 2'000'000 de kWh d'énergie thermique par an.

Lausanne, le 11 décembre 2008

Claude-Alain Voiblet

haut

 

 

Au Conseil communal de Lausanne


Interpellation: Fonds mondial de solidarité numérique, où va l'argent de nos contribuables ?


Développement :

A la lecture de différents articles de presse ces derniers jours, nous apprenons le départ prochain du ''Fonds mondial de solidarité numérique'' qui devrait quitter Genève pour la ville de Lyon. Cette ville française abrite déjà l'Agence mondiale de solidarité numérique.

Cet organisme, lors de sa création voici plus de trois ans, ne manquait pas d'ambition et souhaitait devenir un leader dans la coopération internationale en matière de nouvelles technologies. A titre d'information les collectivités publiques qui se sont engagées à soutenir ce fonds versent une contribution de 1% de toutes les transactions lors d'acquisitions d'équipements informatiques. Dans notre pays selon nos informations, seule la ville de Lausanne et l'Hôpital Universitaire du Chuv, hormis la commune de Genève qui abrite le fonds, ont apporté jusqu'à ce jour une contribution au fonds mondial de solidarité.

Aujourd'hui la réalité est autre et alors que l'objectif initial du fonds est de financer l'accès à l'informatique des nations les plus démunies du Sud, par le biais du principe dit de Genève, les réalités des premières années d'utilisation de ce fonds sont bien différentes.
En effet nous apprenons à la lecture des comptes de l'organisme précité, que le 80% des fonds versés ont servis uniquement aux frais de fonctionnement, soit la masse salariale, les frais de déplacements ou de communication. Les statuts du fonds fixent clairement les dépenses maximales de fonctionnement à raison de 6% des recettes. A ce jour le fonds n'a malheureusement servi à financer aucun grand projet.

Question à la Municipalité :

  1. Combien d'argent des contribuables lausannois, provenant des comptes de la ville ou sous la forme d'un pourcent versé par les fournisseurs de la ville, notre Municipalité a-t-elle versée au Fonds mondial de Solidarité depuis sa création en 2005 ?
  2. Sur quel compte la Municipalité de Lausanne a-t-elle perçu, au cours de ces dernières années, les éventuelles contributions versées à ce fonds ?
  3. Suite aux diverses révélations, et au fait que les responsables du fonds ne respectent pas les statuts dudit fonds, la Municipalité n'envisage-t-elle pas de suspendre toute contribution à ce fonds ?


Lausanne, le 11 décembre 2008

Claude-Alain Voiblet

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Interpellation : Intégration du LEB aux TL, que doit-on penser ?

Développement :

Le Grand Conseil du canton de Vaud a débattu dernièrement de la politique vaudoise des transports, en particulier de l'avenir du LEB ''Lausanne-Echallens-Bercher''. Le Conseil d'Etat a profité de ce débat pour évoquer l'avenir de la ligne ferroviaire précitée au sein du réseau des transports publics lausannois. En clair le Chef du département des infrastructures, avec l'approbation du Conseil d'Etat, aurait imaginé l'intégration à terme du LEB aux TL. Au dire du Conseil d'Etat ''à terme, LEB et TL sont des entreprises appelés à fusionner au sein du bassin de transport Lausanne-Echallens-Oron''.

En fonction de ces affirmations, peut-être lourdes de conséquence, des contacts préalables ont probablement eu lieu entre la Municipalité de Lausanne et le Conseil d'Etat.

L'ouverture du M2 offre de nouvelles perspectives de développement rapide du RER de la région lausannoise avec l'exploitation de la gare du Flon, qui est le point de jonction entre le M2 et le LEB. Fort de ce constat nous invitons la Municipalité à répondre aux questions suivantes :


Questions :

En fonction des informations livrées à la presse par le Conseil d'Etat, nous posons les questions suivantes :

  1. La Municipalité a-t-elle connaissance des intentions du canton, du Chef des infrastructures en particulier, concernant l'avenir du LEB ?
  2. Dans le cadre du développement de RER lausannois, l'intégration de LEB aux TL serait-elle un avantage pour Lausanne et le Gros-de-Vaud ?
  3. Quelles sont les raisons financières, techniques ou politiques qui empêchent le passage à la cadence 15 minutes du LEB entre Cheseaux et Lausanne ?
  4. Existe-t-il un calendrier pour les aménagements nécessaires à la réalisation du Carrefour de Prilly Union ou la modification du carrefour Fleur-de-Lys ?
  5. Avec la mise en service du M2 et la gare du Flon, qui relie les deux moyens de transports publics (LEB et M2),
    la ville a-t-elle mis la pression sur le Conseil d'Etat pour accélérer la réalisation du RER, principalement dans le cadre de l'exploitation du LEB ?
  6. Une telle perspective de fusion aurait-elle des incidences financières favorables dans l'exploitation future des TL ?


Lausanne, le 9 décembre 2008

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne


Postulat : Défibrillation rapide et mise en place d'un réseau de premiers répondants


Nous chargeons la Municipalité d'étudier la possibilité de

1. mettre en place un réseau de premiers répondants couvrant la ville de Lausanne,

2. faire en sorte que les rudiments de réanimation cardio-pulmonaire soient enseignés au sein des fonctions de l'administration en contact avec un large public et dans la mesure du possible à toutes les infrastructures publiques à forte concentration de population,

3. envisager pour ce projet des sources de financement diverses sans engager lourdement les finances de la ville.


Développement :

Dans le cadre de notre intervention nous souhaitons rappeler qu'un arrêt cardiaque peut survenir à tout moment et qu'en pareil cas, les chances de survie dépendent de la rapidité des secours.
Suite à des premières mesures sanitaires, le taux de décès consécutif à un arrêt cardiaque a baissé au cours de ces dernières années, toutefois force est de constater que cette pathologie est fréquente en Suisse. On enregistre entre 5'000 à 8'000 cas par année hors des structures hospitalières, soit environ un cas toutes les heures. Chez la plupart des patients, le mécanisme de l'arrêt est une fibrillation ventriculaire ou battements extrêmement rapides et désordonnés du coeur qui ne joue plus son rôle de pompe. Dans ces conditions il est urgent de pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire le plus rapidement possible et défibriller le patient. Si cela n'est pas le cas, après huit à douze minutes, la personne est atteinte d'une asystolie ou électrocardiogramme plat, qui signifie probablement sa mort.

Aujourd'hui les chances de survie sans séquelles irréversibles ne sont guère supérieures à cinq pour cent. Dans ce domaine de la santé publique, notre pays n'est pas particulièrement performant au niveau de la comparaison internationale.

La réanimation cardio-pulmonaire multiplie les chances de survie. La phase critique pendant laquelle le cerveau n'est pas oxygéné ne doit en tout cas pas dépasser trois à cinq minutes. Pour dispenser les premiers secours, il faut savoir pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire, disposer d'un défibrillateur (semi-)automatique et, dans le cas idéal, d'un dispositif d'insufflation.

En fonction des faits précités, la chaîne des secours doit dans ces conditions comprendre un maillon supplémentaire, celui de la défibrillation précoce. Mais aujourd'hui il faut admettre que les services de sauvetage sont responsables de vastes zones, ils ne peuvent par conséquent pas assurer seuls cette tâche dans les délais utiles.
On trouve aujourd'hui sur le marché une offre toujours plus large de défibrillateurs relativement faciles à utiliser par des personnes qui ne sont pas des médecins. Toutefois, l'appareil seul n'augmente pas les chances de survie, il faut de plus qu'il soit utilisé correctement. Il s'agit donc non seulement d'installer plus de défibrillateurs dans les lieux à grand public, mais aussi de mettre en place un réseau efficace de premiers répondants.

Dans ce contexte on pourrait par exemple imaginer que des secouristes (soit : sapeurs-pompiers, samaritains) interviennent sur les lieux parallèlement au service de sauvetage. Ces secouristes de proximité sont formés spécialement et équipés pour dispenser les premiers secours jusqu'à l'arrivée des services de sauvetage.

A notre connaissance la région tessinoise et le canton de Soleure ont mis en place un réseau de premiers répondants couvrant en grande partie leur territoire.

Aujourd'hui ces précurseurs ont acquis un savoir-faire important. D'autres régions mènent des études et développent des projets de ce type.

La défibrillation précoce augmente les chances de survie sans séquelles irréversibles. Conjuguer l'installation de défibrillateurs dans les lieux à forte affluence du public et la mise en place d'un réseau de premiers répondants semble être une stratégie d'avenir pour sauver un maximum de vies à un coût supportable.

Selon nos informations, la région soleuroise a formé plus de 400 sapeurs-pompiers et samaritains depuis l'an 2000. Dans la plupart des cas, une équipe de deux intervenants est suffisante. Le coordinateur de la centrale d'alarme décide en fonction de l'appel d'urgence d'avertir les secouristes par un moyen moderne de communication rapide. Il semble que plus de 1'500 interventions ont été effectuées depuis la mise en place du réseau jusqu'à ce jour. En moyenne, les premiers répondants étaient sur les lieux dans les cinq minutes qui suivent l'appel. Ils ont sauvé la vie de 16 personnes, ont dispensé les premiers secours à de très nombreuses autres personnes et ont augmenté nettement les chances de survie des patients ayant subi un arrêt cardiaque hors de l'hôpital.


Lausanne, le 25 novembre 2009


Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Au Conseil communal

Postulat : Prise en charge des déchets et coopération régionale pour l'élimination des déchets et le recyclage

Le Municipalité est chargée de prendre les mesures appropriées afin de :

- favoriser la coopération régionale dans l'élimination des déchets et le recyclage,

- contribuer à la mise en place sur le plan régional de stratégies et d'équipements d'élimination des déchets et de recyclage    communs,

- de réaliser un réseau de récupération adapté et souple sur l'ensemble du territoire communal permettant un recyclage de    qualité en fonction des filières d'écoulement,

- mettre en œuvre une communication active se basant sur une politique d'information et de sensibilisation des habitants de   notre ville,

- utiliser de manière optimale les filières d'écoulement et de valorisation des déchets.


Développement :

Le développement durable postule en priorité pour une gestion mesurée des ressources et dans ce contexte toutes les matières qui se prêtent au recyclage doivent être réutilisées. Les lois en vigueur obligent l'élimination des substances nocives ou polluantes selon des processus spéciaux. Au final ce sont uniquement les objets et les matières qui se prêtent à la combustion, qui doivent être amenés dans les centres d'incinération.
Cette tâche complexe est dans les mains des collectivités publiques, de notre ville en particulier. Cependant, notre ville est encore bien loin d'un taux de recyclage optimal et d'une stratégie de gestion des déchets qui permet de ménager les ressources limitées qui sont à notre disposition.

De toute évidence une politique communale pragmatique visant une forte croissance du taux de recyclage et une coopération régionale efficace permettraient rapidement de réduire les coûts et d'améliorer valablement les prestations fournies à la population. Cette démarche s'inscrit dans une volonté de ménager en priorité les ressources et l'environnement.

Comme le démontre certaines études, les avantages pour la santé et l'environnement de systèmes d'élimination des déchets structurés, sous forme de centres régionaux bénéficiant de compétence et de savoir faire ne sont plus à démontrer. Aujourd'hui l'air, l'eau et le sol doivent être ménagés et les ressources gérées de manière optimale avec une responsabilité sociétale accrue. Les dispositifs faciles d'accès pour l'élimination et le recyclage empêchent l'apparition de petites décharges sauvages et permettent de réduire les coûts et les dommages qui y sont liés.

Avec une stratégie régionale efficace, l'impact sur les volumes de déchets à transporter et à incinérer est positif, les volumes diminuent au même titre que les coûts encourus pour le transport et l'élimination. L'élimination des déchets sur des filières spécifiques peut même dans certains cas devenir bénéficiaires pour les collectivités publiques. Au final on peut admettre que les coûts de transport, d'élimination et d'incinération diminuent nettement, alors même que les recettes de la vente de matières recyclées augmentent. A noter toutefois que les équipements de service, tels que lieux de récupération, de tri ou de recyclage engendrent quelques dépenses nouvelles. Ce financement est finalement compensé par un retour sur investissement garanti.

Lausanne, le 25 novembre 2008

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne

Postulat : Puit de carbone, notre ville a-t-elle un potentiel à exploiter ?

Nous demandons à la Municipalité d'évaluer le potentiel de compensation d'émission de CO2 disponible dans les forêts propriétés de notre ville et d'étudier le dépôt d'une demande de ''crédits carbone'' que la ville de Lausanne pourrait percevoir.

Développement :
Le protocole de Kyoto permet aux pays signataires d'exploiter des ''crédits carbone''. Les forêts absorbants beaucoup de CO2 sont considérées comme des puits de carbone pouvant donner droit à des ''crédits carbone''. Seules les forêts entretenues et en bon état, ce qui est le cas pour notre ville, peuvent prétendre à ce soutien. Le vieux bois rejette en effet autant de CO2 qu'il n'en absorbe.
Dans ce contexte notre ville pourrait soutenir concrètement l'industrie forestière, en profitant de ces ''crédits carbone'' et en utilisant encore davantage notre principale matière première, qu'est le bois de nos forêts, pour sa qualité d'énergie renouvelable.

Ces puits de carbone (forêts dans notre cas) permettent de limiter les émissions de CO2 de 2,1 millions de tonnes en Suisse. Tout cela se fait souvent sans que les acteurs concernés profitent d'une rétribution financière bienvenue qui permettrait, par exemple, de réduire les coûts de l'entretien de nos forêts. Les industries de notre région, voire à l'avenir certains services de la ville, pourraient par exemple acheter ces crédits pour compenser leurs émissions de CO2.

Le Pays d'En-Haut a entrepris une démarche pour mettre environ 8'000 hectares de forêts en crédits carbone. Les fonds ainsi obtenus permettront probablement à l'avenir de soutenir des projets locaux (petite centrale électrique, soutien aux services forestiers, etc...). A notre connaissance dans les années à venir la Confédération soutiendra activement ce genre de démarche.

Avec ses 1'800 hectares de forêts, sachant qu'un hectare de bois absorbe près 2 tonnes de CO2, la commune de Lausanne, riche en bois, n'a-t-elle pas aussi un potentiel qui mérite d'être exploité. Pourquoi les lausannois ne pourraient-ils pas en profiter ?
Lausanne, le 24 octobre 2008

Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

 

Conseil communal de Lausanne


Interpellation : Crise des marchés financiers et caisse de pension CPCL


L'instabilité des marchés financiers mondiaux va avoir de nombreuses conséquences pour notre pays au plan économique et financier ; en particulier, depuis le début de l'année, les pertes enregistrées se répercutent brutalement auprès des caisses de pensions et vont mettre à rude épreuve leurs réserves de fluctuation (pour celles qui en ont suffisamment) voire même dans les cas les plus difficiles, les contraindre à des mesures d'assainissements drastiques car elles se trouveront en dessous de la couverture financière légale (ce qui est déjà le cas de la caisse de pension de notre ville).


Partant de ce constat, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :


1. La caisse de pension de la Ville de Lausanne (CPCL) déjà en très grande difficulté, a-t-elle suffisamment de réserves de fluctuation pour faire face à la crise des marchés financiers ?

2. Quel est le taux de couverture actuel de la Caisse de pension de Lausanne ?

3. Quelle est son exposition aux risques du fait de l'effondrement des marchés aux USA et des répercussions sur les marchés Européens et Suisse?

4. L'évolution de la situation doit-elle nécessiter d'envisager des mesures d'assainissements en plus des mesures prévisibles suite aux carences de la gestion passée ? Si oui, lesquelles ?

5. Le Municipalité peut-elle assurer au Conseil communal, aux assurés de la caisse de pension et aux contribuables lausannois que la CPCL est toujours en mesure d'assumer l'essentiel de ses engagements ?

Lausanne, le 23 septembre 2008

C.-A.Voiblet

haut

 

 

 

Au Conseil communal de Lausanne


Interpellation : Nouvelle délimitation des zones tarifaires dans le canton de Vaud, les lausannois délient une nouvelle fois leur bourse…


Au 1er janvier 2009, les assurés des assurances maladies du canton de Vaud seront répartis en deux régions de primes selon leur commune de domicile. Jusqu'au 31 décembre prochain les assurés se répartissaient sur trois régions. C'est à la demande du Conseil d'Etat vaudois que le Conseil fédéral a modifié les régions de primes.

Il est probable que ce nouveau découpage, souhaité par la Direction de la santé du canton de Vaud, va entraîner des ajustements des primes des assurés qui vont changer de zone tarifaire. Les réflexions politiques ou économiques qui se cachent derrière ses découpages géographiques se basent sur des coûts de la santé qui diffèrent entre les différentes régions du canton (ce système est également appliqué à l'échelle de notre pays entre les différents cantons).

Cette pratique est socialement très discutable et elle péjore une fois de plus les habitants de notre ville. En effet, une structure de population de migrants, un taux de chômage plus élevé que les autres régions du canton, des maladies dues à un fort degré de pollution ou d'autres effets provenant de la situation de ville centre de Lausanne expliquent une structure de coûts différents à d'autres régions du canton de Vaud. Par contre est-il correct de punir les habitants lausannois pour une situation dont ils ne sont évidemment pas responsables ?


Questions à la Municipalité :

1. La Municipalité a-t-elle eu connaissance de la modification qui va intervenir au 1er janvier 2009 dans la répartition des régions de primes dans le canton de Vaud ?

2. Quelles seront les incidences économiques de cette nouvelle politique de zones tarifaires pour les habitants de notre ville ?

3. La Municipalité est-elle déjà intervenue auprès du Conseil d'Etat pour réclamer une plus grande justice entre les assurés des caisses maladies, en réclamant l'abolition des régions de primes au sein même de notre canton ?

4. La Municipalité ne croit-elle pas que les importantes réserves des caisses maladies sur le canton de Vaud pourraient être utilisées pour ramener les coûts des primes des assurés de notre ville, ainsi que des autres communes se trouvant dans la même situation, dans la moyenne cantonale ?


Lausanne, le 23 septembre 2008

Claude-Alain Voiblet, conseiller communal

haut

 

 

 

Conseil communal de Lausanne

Interpellation :    A l'exemple de la majorité des villes suisses ; pourquoi les coûts de l'aide sociale pour
                        l'année 2007 ne sont-ils pas maîtrisés à Lausanne ?

Développement :

Un journal alémanique "Sonntag", qui a paru le 10 février 2008, parle du changement de tendance avéré en 2007, du nombre de cas et des charges dues à l'aide sociale dans les villes de notre pays. Selon l'enquête menée auprès de l'assistance publique des différentes villes, une forte décroissance est en cours.

Si ce constat est globalement réjouissant pour la situation des plus démunis qui ne se péjore plus et pour les finances publiques, il n'en va pas de même pour les citoyennes et les citoyens de la Ville de Lausanne. En effet le nombre de nouveaux cas annoncés en 2007, ainsi que les coûts effectifs nets pour la même année, sont toujours en forte croissance pour notre ville.

 
Nombre de cas :
Frais effectifs nets :
Baden
- 13.00 %
- 13.00 %
Bâle
- 10.00 %
Sensiblement en baisse
Berne
- 03.00 %
- 01.00 %
Bienne
- 08.30 %
- 03.30 %
Lausanne
+ 02.30 %
+ 05.10 %
Lucerne
- 06.00 %
- 07.00 %
Saint-Gall
-10.00 %
- 01.00 %
Uster
- 08.00 %
- 10.00 %

Sources : Assistances publiques - année 2007

Selon l'enquête du quotidien susmentionné, la bonne situation économique a été l'une des raisons principales de cette nouvelle tendance. Toutefois, il s'agit de relever que la bonne gouvernance des pouvoirs publics est clairement mise en évidence comme facteur de succès dans la gestion optimale de l'aide sociale.

Une politique efficace s'appuie notamment sur la gestion pragmatique des nouveaux bénéficiaires de l'aide sociale. La valorisation du travail par des programmes de réintégration précis, destinés principalement aux jeunes, augmente le maintien des demandeurs ou des bénéficiaires de l'aide sociale, sur le marché du travail. A noter aussi que beaucoup de communes ont intensifié un accompagnement direct personnalisé des bénéficiaires et de nouveaux cas de personnes obtenant l'aide sociale. Cela permet une réactivité plus forte, afin de garantir une réinsertion rapide et une diminution des charges pour les collectivités publiques.
Cependant l'analyse de la situation montre que beaucoup de villes obtiennent aussi de très bons résultats par une lutte intensive contre les abus. Les villes qui obtiennent ces résultats s'appuient en général sur un système de contrôle indépendant des personnes qui touchent l'assistance publique.
Elles ont même parfois recours à des détectives sociaux indépendants. Une telle démarche, débouchant sur une tricherie avérée, conduit toutefois à une réduction des prestations fournies par l'Etat pour les bénéficiaires de l'aide sociale qui ne coopèrent pas.


Questions à la Municipalité :

1. Les chiffres 2007 de l'évolution de l'aide sociale, soit le nombre de cas et l'évolution des coûts, relevés au printemps passé, correspondent-ils à la réalité ? Les tendances entre les principales villes alémaniques et les villes romandes sont-elles avérées ?

2. Comment expliquer la forte croissance du nombre de cas dans notre ville, alors que la tendance générale s'inscrit dans une baisse avérée ?

3. Quelles mesures objectives ont-elles été prises, au cours de ces dernières années, pour diminuer la pression financière due aux charges de l'aide sociale ?

4. Quels sont les résultats chiffrés des mesures prises par la ville pour freiner le la croissance de la facture sociale ?

5. Une moitié des coûts de la facture sociale étant à charge du canton, même si notre ville présente plus de 40 % des dossiers traités, une concertation avec ce dernier a-t-elle eu lieu pour définir les causes de la péjoration des coûts de l'aide sociale à Lausanne ?

6. L'évolution constatée à Lausanne s'inscrit-elle à un même niveau sur le plan cantonal, soit par une croissance du nombre de cas et des charges de l'aide sociale ?

7. Quelle est la situation actuelle du nombre de personnes qui ont obtenu l'aide sociale au cours de l'année 2008. ?

8. Les mesures telles que l'intensification de l'accompagnement direct des bénéficiaires de l'aide sociale, la valorisation du travail chez les jeunes, la réinsertion rapide sur le marché du travail, la collaboration avec l'office régional de placement ou la lutte contre les abus a-t-elle fait l'objet d'analyses critiques ?

9. Les résultats de ce type d'analyses vont-ils permettre de corriger les lacunes constatées et réduire les charges de l'aide sociale accordée par la ville de Lausanne ?

Lausanne, le 3 juillet 2008

Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut

 

 

Claude-Alain Voiblet
Conseiller Communal

Questions écrites à la Municipalité


Urinoirs high-tech du Flon, est-ce un réel progrès réel ?

Ces jours nous avons pu découvrir, par diverses photos provenant de la presse locale, les nouveaux urinoirs, dit "high-tech" du Flon. Je ne souhaite pas ouvrir un débat sur le caractère moderne et l'utilité de cette installation fonctionnelle, à la disposition des utilisateurs du site du Flon. Par contre il n'en va pas de même de l'image et de la qualité sanitaire que représente, selon certaines personnes, ce progrès technique même si ce dernier est high-tech.

Pour ma part, la mise en service de telles installations sanitaires est problématique et elle peut véritablement devenir, dans un proche avenir, un élément perturbateur dans les zones de grand public. Ayant eu l'occasion d'utiliser ce type de sanitaire principalement réservé aux hommes, j'estime que notre société donne un mauvais signe et encourage une orientation discutable. En effet, à proximité de telles installations ouvertes, le malaise est perceptible auprès de certains passants. La démarche libertaire incite, parfois, les utilisateurs à quelques jeux imbéciles ouvrant la porte vers l'abandon de toute pudeur qui devrait être de mise dans l'utilisation d'installations sanitaires publiques.

A mon sens le choix d'un aménagement doit correspondre aux besoins et dans ce cas, il n'est selon moi, pas utile de créer des zones qui pourraient représenter un élément perturbateur et de conflits simplement par le choix d'une infrastructure.

Par ailleurs des installations ouvertes engendrent souvent des odeurs incommodantes les jours de fortes chaleurs estivales. Ce climat agit comme un repoussoir et donne un fort sentiment d'insalubrité.

Selon les prescriptions actuelles en matière de construction la Municipalité n'a probablement pas une emprise directe sur la mise en service de ce type d'installations, toutefois ces sanitaires se destinent aux usagers du site qui est fréquenté par un large public.


Mes questions à la Municipalité :


1. Quelles sont les possibilités d'interventions directes de la Municipalité dans le choix de ces installations d'urinoirs high-tech ouverts dans la zone du Flon ou ailleurs dans la ville ?

2. La Municipalité a-t-elle connaissance du type d'installations sanitaires qui seront proposés pour la gente féminine dans la zone précitée ?


3. La Municipalité ne devrait-elle pas prévoir une plus large possibilité d'intervention et de contrôle, ou émettre une directive dans l'implantation de tels sanitaires, en ville de Lausanne, lorsque ces dernières se destinent à un large public ?


4. Les membres de la Municipalité ne jugent-ils pas que de telles installations pourraient malheureusement favoriser l'émergence de nouvelles incivilités sur l'espace public ?

Dans l'attente de la réponse à mes questions, recevez, Monsieur le Syndic, Madame, Messieurs les Municipaux, mes meilleures salutations.

Lausanne, le 3. juillet 2008


Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut

 

 

Au Conseil communal


Interpellation : Violence urbaine, une nouvelle réalité à Lausanne


Au cours de ces derniers mois, malgré un message rassurant de diverses personnalités à la tête de nos autorités responsables de la sécurité, la presse nous donne une image peu reluisante de notre ville. Selon les médias, les statistiques de la police parlent en faveur d'une recrudescence de la violence ; Lausanne devient dangereuse en soirée et lors des week-ends. Malgré la mise en œuvre d'un outil politique propre à notre ville, soit l'observatoire de la sécurité, aucun indicateur n'a semble-t-il été pris en compte pour montrer l'augmentation visible de la violence au sein de notre société.

Avec la venue de plus de 30'000 jeunes souhaitant participer à la nouvelle vie nocturne lausannoise chaque fin de semaine, la croissance des incivilités et de la violence risque de devenir un problème pérenne pour notre ville.

Si le nombre de délits affiche une certaine stabilité, il y a semble-t-il une progression de ces derniers sur la nuit et les week-ends. La police note aussi une augmentation préoccupante de la violence en ville de Lausanne. Ce constat n'est pas unique à Lausanne mais touche aussi d'autres villes de notre pays.

On constate en 2007, selon les sources de la Police lausannoise, que les lésions corporelles, avec 1081 voies de fait, ont doublé lors de ces dernières années. Les actes de brigandages ont également doublé entre 2002 et 2007. Malgré ces chiffres en forte croissance nos autorités estiment que la ville de Lausanne est restée une ville très sûre. Comment expliquer la position passive de nos autorités à la lecture de ces chiffres pourtant issus de leurs services ?


A ce jeu-là ce sont les panneaux de circulation arrachés, les poubelles en feu, les voitures endommagées ou simplement les lésions corporelles, qui deviennent manifestement les signes visibles de cette nouvelle situation.

Plusieurs grandes collectivités publiques n'hésitent plus aujourd'hui à utiliser des caméras de surveillance pour sécuriser certains espaces publics sensibles. Certaines villes ont installés des milliers de caméras afin de diminuer l'insécurité.

A cela s'ajoute également comme résultante un plus grand nombre d'accidents de la route du à l'ivresse. Certains jeunes n'hésitent plus à mettre leur vie en danger et à boire jusqu'à nécessité une hospitalisation. Comme si cela n'était pas suffisant, la presse nous apprend que la violence trouve son chemin jusque dans les locaux des urgences du CHUV.

A juste titre le commandant de la police lausannoise place la consommation d'alcool comme principale cause de cette violence urbaine.

A Genève par exemple, les CFF ont décidé de ne plus vendre d'alcool en soirée à la Gare Cornavin afin de restreindre les abus d'alcool et les actes de vandalisme dans l'environnement directe de la Gare précitée.
A notre connaissance une telle mesure n'est pour l'instant pas prévue pour les commerces situés en gare de Lausanne.

Aujourd'hui force est de constater que plusieurs indicateurs nous incitent sans aucun doute à prendre avec réserve le message rassurant de certains responsables politiques.


Questions à la Municipalité :

1. De quelle manière la Municipalité gère-t-elle cette situation ?

2. Une politique crédible visant à réduire la violence urbaine, s'inscrivant dans le temps, est-elle menée par la Municipalité ?

3. A-t-on identifié une augmentation visible de la violence en ville de Lausanne au cours de ces cinq dernières années ?

4. En fonction des chiffres évoqués, quel bilan dresse la Municipalité des travaux de l'observatoire de la sécurité ?

5. Quels sont les indicateurs d'une croissance (voire d'une diminution !) de la violence en ville ?

6. Quelles mesures politiques ont-elles été le fait de la Municipalité pour diminuer la montée de la violence urbaine ?

7. Comme plusieurs villes de Suisse, l'interdiction de la consommation d'alcool après 22h00 sur la voie publique ne serait-elle pas une mesure pour réduire le risque de vandalisme ou de violence urbaine ?

8. La Municipalité de Lausanne envisage-t-elle d'interdire la vente d'alcool à l'emportée à partir de 22 heures dans toute la ville, y compris sur le territoire des CFF ?

9. En dehors de tout débat partisan et devant l'analyse des chiffres statistiques, l'utilisation de technologie moderne, à l'exemple des caméras de surveillance, ne se justifie-t-elle pas aujourd'hui dans certains espaces publics sensibles ?

10. La gestion de la violence urbaine n'est pas uniquement un problème de la ville de Lausanne, dès lors des contacts transversaux avec les autres grandes villes de Suisse sont-ils à l'ordre du jour ?

11. La Municipalité a-t-elle envisagé d'autres mesures de prévention afin d'endiguer la croissance de la violence au cœur de notre ville ?

12. Au besoin notre ville ne devrait-elle pas initier une collaboration active avec les villes qui connaissent également des problèmes de violence urbaine ?


Lausanne, le 1er avril 2008

Claude-Alain Voiblet

haut

 

 

Au Conseil communal

Elimination des déchets ménagers: l'application et l'introduction du principe du "pollueur payeur" ou principe de causalité, se fait attendre en ville de Lausanne


Motion :

Le Conseil communal demande à la Municipalité de mettre en œuvre le principe du "pollueur payeur" ou principe de causalité, exigé par l'article 32 de la loi fédérale sur la protection de l'environnement et par la loi vaudoise sur la gestion des déchets.

En parallèle à l'introduction de ce principe, la Municipalité est invitée à revoir le financement de l'élimination des déchets urbains en réduisant la participation financière de l'élimination des déchets des impôts ordinaires des contribuables et en introduisant une taxe proportionnelle à la quantité de déchets produite par les consommateurs.


Développement :

Lorsque les grands principes écologiques entrent en conflits avec les réalités de la prise en compte de l'aspect social ; les politiques sont plus discrets et s'inscrivent dans le débat des abonnés absents. La loi fédérale du 7 octobre 1983 fixe les possibilités de financement de l'élimination des déchets et elle donne en particulier les indications concernant le principe de causalité dans l'élimination des déchets urbains. Depuis plus de dix ans certaines régions de Suisse et du canton de Vaud ont mis en œuvre le principe du "pollueur payeur" qui vise à responsabiliser les consommateurs. Ce dernier devient, par ses achats de consommation, un producteur de déchets. Cette politique vise à rendre le consommateur attentif et responsable aux difficultés d'éliminer les déchets urbains ou déchets du ménage. Il sensibilise aussi les consommateurs à l'élimination sélective des déchets ou à la possibilité de recycler certains types de déchets.

Au niveau vaudois, la loi cantonale sur la gestion des déchets impose aux communes depuis le 1er janvier 2007, divers principes pour éviter la production de déchets, valoriser les déchets produits dans d'autres processus et éliminer les déchets combustibles en produisant de l'énergie. De plus, concernant le financement de l'élimination des déchets, la loi vaudoise renvoie à l'article 32 de la loi fédérale précitée. Elle reprend le même principe de causalité; celui qui produit des déchets doit assurer les coûts directs de l'élimination de ces derniers.

Aujourd'hui en ville de Lausanne, l'élimination des déchets se résume en priorité par l'élimination des déchets en produisant de l'énergie. Il n'y a aucune incitation probante au tri et à la réduction de la production de déchets selon le principe du "pollueur payeur". L'aspect économique de l'exploitation de la société Tridel a largement pris le pas sur les exigences de l'élimination écologique des déchets.

Finalement ce sont en priorité les contribuables lausannois qui financent l'élimination des déchets urbains de l'ensemble des ménages de la ville. Il n'y a aucune mesure de causalité crédible dans la politique actuelle de gestion des déchets urbains en ville de Lausanne.

La problématique des déchets des artisans, des commerçants ou des industries lausannois n'est pas prise en compte dans le cadre du développement de cette motion.

Lausanne, le 29 avril 2008

Claude-Alain Voiblet

haut

 

 

Conseil communal de Lausanne


Interpellation : L'engorgement du trafic routier en ville de Lausanne ne trouve pas simplement sa source aux portes de notre ville.

Depuis plusieurs années, les autorités à la tête de notre ville mènent un combat de chaque instant pour la réduction du trafic routier urbain. Cette politique s'inscrit dans une traque à l'automobiliste qui trouve comme résultante une réduction du nombre de places de parc et de stationnement, une réduction de la fluidité du trafic routier dans certains quartiers et même une dotation insuffisante du nombre de place de stationnement dans les parkings relais en projet ou en phase de construction.

Favorables à l'amélioration des transports publics ainsi qu'aux mesures cohérentes qui augmentent l'attractivité et la fonctionnalité des transports susmentionnés, nous constatons que la réflexion et la politique menée par nos autorités dans ce domaine s'arrêtent trop souvent aux frontières de notre ville, voire simplement au cœur de l'agglomération lausannoise.

La croissance prévisible annoncée de la population vaudoise, va générer une pression supplémentaire forte sur les transports publics et le trafic routier de notre ville. La recherche de solutions réfléchies, adaptées aux besoins modernes d'un canton formé d'une zone fortement urbanisée de l'Arc lémanique et d'une région rurale vivante, est d'actualité.

Aujourd'hui le transfert du trafic routier privé sur les transports publics n'a pas besoin d'une promotion artificielle s'il répond à des critères d'attractivité dans un cadre économique favorable. En d'autres termes lorsque les transports publics apportent des avantages avérés aux utilisateurs potentiels, nul besoin de mesures contraignantes pour garantir un tel transfert. Malheureusement aujourd'hui cette situation favorable n'est pas encore d'actualité.

Alors que la politique cantonale en matière de transport public est en attente de réalisations concrètes, que font nos autorités ? Il suffit de comparer l'embryon de réseau RER vaudois aux infrastructures modernes et performantes des autres grandes zones urbaines que sont Berne, Bâle ou Zurich, pour constater que les politiciens vaudois et les représentants des autorités politiques de l'Arc lémanique ont été trop longtemps aux abonnés absents dans ce dossier.

Aujourd'hui ce n'est pas la suppression de trois places parc dans divers recoins de la ville, l'allongement d'une zone limitée à trente km/h sur quelques mètres supplémentaires, quelques modérateurs du trafic complémentaires ou l'encouragement de l'utilisation de la bicyclette au coeur de la ville qui vont apporter une solution à long terme à l'engorgement de notre ville.

S'il est important que la Municipalité se préoccupe des conditions de déplacement en ville de Lausanne, l'évolution de la situation en matière de politique des transports pour notre ville va se jouer à l'échelon régional. Les plus fortes mesures seront l'avènement d'un véritable RER périurbain, comprenant des dessertes attractives pour les districts de Lavaux-Oron, de la Broye-Vully, du Gros-de-Vaud et de l'ouest lausannois. L'amélioration rapide de l'axe routier et ferroviaire entre Lausanne et Genève ainsi que le projet de tramway est-ouest entre Bussigny et Lutry, sont également des démarches politiques prioritaires.

Mais aujourd'hui la ville de Lausanne ne peut rester sans réaction devant le manque de dynamisme et de réalisme de la politique cantonale, elle doit au contraire jouer un rôle moteur dans l'amélioration des conditions de desserte de notre ville par les transports publics.

Si l'amélioration de la liaison entre les deux grandes villes de l'Arc lémanique passe par l'action concertée des acteurs romands de la politique fédérale et de notre gouvernement cantonal, il n'en va pas de même pour le reste de la politique des transports qui touche directement notre ville. En effet il est vital que la réalisation d'un véritable réseau RER s'offre à notre région. Par ailleurs la mise en œuvre de parkings relais, implantés à la source des nuisances de la circulation routière, par exemple à Cossonay, Echallens, Palézieux ou La Sarraz, est une démarche primordiale pour endiguer la croissance à venir du trafic routier.

Comme les régions qui se sont dotées d'un réseau de transports publics RER performants, le transfert modal le plus proche du domicile des personnes exerçant une activité économique, culturelle ou de formation dans notre ville est une solution pragmatique d'avenir. Une telle démarche se heurte toutefois à un constat, les communes concernées par l'implantation de parkings d'échange éloignés de Lausanne ne trouvent pas un intérêt direct à financer ce genre de structure, alors que notre ville se refuse à financer des infrastructures hors de ses murs. Il serait aujourd'hui par exemple important de réfléchir à la création de parkings le long des stations du LEB ou des la lignes CFF entre Payerne et Lausanne ou Yverdon et Lausanne.

Si cette tâche incombe aux communes concernées du canton de Vaud, c'est bien notre ville qui pourra tirer un profit maximal en terme de diminution réelle des nuisances dues au trafic routier.


En fonction de ce développement j'invite la Municipalité à répondre aux questions suivantes :


1. Quelle est la stratégie de la Municipalité afin de réduire l'impact de la croissance du trafic routier en ville de Lausanne suite à l'augmentation annoncée de la population dans l'Arc lémanique ?

2. La Municipalité est-elle satisfaite de la politique cantonale dans le développement des transports publics, notamment dans la réalisation d'un véritable réseau RER périurbain couvrant les besoins de la région lausannoise ?

3. La ville de Lausanne entretient-elle des relations régulières avec les compagnies de transports publics qui desservent notre ville afin d'accroître le potentiel offert par les parkings relais ?


4. La Municipalité a-t-elle des contacts avec les localités vaudoises qui pourraient à l'avenir, par la création de parkings relais dans des endroits stratégiques, contribuer à une réduction du trafic routier au cœur de l'agglomération lausannoise ?

5. Au besoin la ville pourrait-elle participer au financement d'infrastructures (avec un co-participation dans l'exploitation des infrastructures) hors du sol communal, afin d'endiguer le trafic routier à sa source, en évitant ainsi des nuisances sonores et environnementales inutiles ?

6. La Municipalité a-t-elle les moyens de prendre une part active dans la création de l'offre de prestations des transports publics, y compris des coûts des parkings relais, afin d'offrir une prestation concurrentielle permettant un transfert volontaire de la route vers les transports publics pour les pendulaires des différentes régions vaudoises qui se rendent quotidiennement dans notre ville ?


Lausanne, le 7. mars 2008


Claude-Alain Voiblet, Conseiller communal

haut

 

 

Conseil communal de Lausanne


Interpellation : L'amélioration de l'état sanitaire des drogués ne doit pas mettre en danger les écoliers ou les autres utilisateurs du domaine public.


La mise en service d'automates de distribution de seringues dans la rue à Lausanne a pour mission d'améliorer l'état sanitaire des personnes dépendantes des drogues. En principe ce type de service devrait permettre l'échange de seringues en toute sécurité et ainsi proposer aux utilisateurs ou consommateurs de drogues, du matériel stérile afin de consommer les drogues par la voie vénale.

Si malheureusement ce type de distributeur n'apporte strictement aucune solution afin de restreindre la consommation de drogues, il offre toutefois une meilleure hygiène par l'utilisation de matériel stérile. Aujourd'hui malgré le message rassurant de nos autorités, la Municipalité n'est pas à même de garantir la prise en charge convenable de cette prestation. Pire les nombreuses plaintes des usagers du domaine public, qui retrouvent les alentours des automates de distribution souillés par des seringues ou du matériel de stérilisation plein de sang, sont restées lettres mortes. La Municipalité estime probablement que cette situation est acceptable.

Il est arrivé que des mamans observent des enfants ramassant des seringues abandonnées, essayant d'enfiler le capuchon de protection sur l'aiguille utilisée préalablement pour une injection de drogue par un toxicomane. En plus des dangers encourus par les enfants de passage vers les automates de distribution de seringues, quel exemple donne-t-on à notre jeunesse avec de telles images de notre société ?

Lors des derniers débats concernant la politique en matière de consommation de stupéfiants la Municipalité et une majorité du Conseil communal attendaient un assouplissement de la législation fédérale. Toutefois cette vision angélique ne s'est pas réalisée.

Alors que la consommation de stupéfiants est interdite dans notre pays, force est encore de constater que la ville n'est pas en mesure d'offrir cette prestation sanitaire sans mettre en danger les enfants qui utilisent la voie publique ou même les personnes assurant l'entretien de notre ville.


En fonction du développement de l'interpellation et des photos précitées, je demande à la Municipalité de répondre aux questions suivantes :

1. La Municipalité peut-elle dresser un premier bilan de la situation dans la mise en service d'automates de distribution des seringues ?

2. La Municipalité est-t-elle consciente du danger représenté par l'abandon de seringues et de matériel sanitaire sur la voie publique à quelques mètres des automates précités, dans des endroits fréquentés pas d'autres utilisateurs ?

3. Quelles mesures efficaces la Municipalité entend-elle prendre afin d'éviter un accident, voire qu'un enfant ne se blesse avec le matériel précité, abandonné à même la chaussée ?

4. La Municipalité envisage-t-elle de poursuivre l'exploitation des automates de distribution des seringues à l'avenir ?

5. Devant la situation actuelle si un accident devait survenir, qui serait juridiquement responsable d'un tel événement ?


Lausanne, le 10 mars 2008


Claude-Alain Voiblet,
Conseiller communal

haut