| POUR
UN GOUVERNEMENT PLUS EFFICIENT |
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Au niveau du Conseil
fédéral, lattribution des sièges est tellement
codifiée quune élection au gouvernement se résume
en une vaste « primaire » interne. Au final, on peut résumer
ce processus, cest-à-dire le régime de concordance,
en une réunion hasardeuse et incohérente dindividus,
de partis rivaux, pas ou peu disposés à collaborer ensemble.
Afin de faire un temps soit peu fonctionner cette méthode, on
a mis sur pied le principe de collégialité. Cela veut
dire quaucun
membre de lexécutif nest au-dessus de ses collègues,
hiérarchiquement parlant, et surtout quaucun de ces ministres
nest autorisé à émettre publiquement une
opinion dissidente à celle de son gouvernement.
Cest ainsi quun grand nombre délus sont contraints
de se taire, voire de feindre. Sans parler du manque de cohérence
de laction
gouvernementale et surtout du caractère invertébré
et ultra consensuel des décisions généralement
prises.
Un nouveau management gouvernemental
Il est donc temps de réformer la politique de management de notre
régime. Il est nécessaire que nos exécutifs soient
composés dune équipe prônant avant tout lefficience
et latteinte dobjectifs clairs. Une «équipe»
est un groupe dindividus aux caractères complémentaires,
partageant la même vision et les mêmes valeurs, ayant souscrit
au
même programme politique, dotés de compétences adaptées
à leurs tâches et conduits par un leader. Ce dernier doit
être au bénéfice
dune légitimité démocratique et de par elle,
il peut ainsi justifier la composition de son équipe, ainsi que
son action politique.
Grâce à la cohérence générale établie,
à la réunion de compétences opérées
et à la conduite proactive du leader, une telle équipe
gouvernementale, composée des bonnes personnes nommées
aux bonnes fonctions, serait capable de réaliser de grandes actions
politiques et de faire preuve dune efficience et dun dynamisme
évidents.
Conclusion
Lorsque lon construit un bâtiment, il est primordial que
le mandant, larchitecte et le maître douvrage soient
sur la même longueur
donde. Le maçon doit également disposer doutils
valables, sans quoi lérection de lédifice
se soldera par une débandade lamentable.
La Suisse ne pourra pas accoucher de grands projets tant que ses institutions
ne le permettront pas. Cest le rôle de lUDC, première
force de propositions du pays, davoir laudace et le courage
douvrir
le débat institutionnel, un débat tout en longueur, certes
moins sexy que nos intenses relations avec lUnion européenne,
mais
dont nos organes politiques ne peuvent se passer...
Dylan Karlen,
Président district dAigle
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Les médias en parlent ces derniers temps : les signes de la concordance
et de la collégialité sont de plus en plus difficiles
à percevoir au sein du Conseil fédéral. Les uns
lancent outrancièrement de multiples ballons dessai et
hérésies en tout genre ; les autres se montrent critiques
par presse interposée ;
certains en disent trop ; dautres préfèrent se taire
On a limpression que notre pays est gouverné par sept électrons
libres, légalement contraints de se réunir tous les mercredis
au Palais fédéral pour réalimenter leurs divergences.
A lheure où laspect insolite dune pareille
discordance gouvernementale, pas nouvelle en soi, est remis sous les
projecteurs médiatiques, il est nécessaire de sinterroger
sur
la réelle efficience du modèle de gouvernement que nous
connaissons dans notre pays, cest-à-dire le système
de concordance.
Il faut savoir que ce régime est pour ainsi dire unique au monde.
En effet, la cohabitation volontaire de différents partis, y
compris et surtout de partis adversaires et par conséquent antinomiques,
constitue une façon de faire pour le moins surprenante.
Un système
de concordance en panne
Notre système est basé sur la représentation proportionnelle
des différentes tendances politiques. Cette représentation
se
retrouve dans la composition de nos parlements, communaux, cantonaux
et fédéraux.
La particularité suisse est le fait que la représentation
plus ou moins proportionnelle des forces politiques se retrouve également
au sein des organes exécutifs. Il arrive même parfois que
la validité dun candidat à la magistrature se base
uniquement sur son appartenance partisane par rapport à une formule
magique préétablie, au lieu de se fonder sur de réelles
compétences. De ce fait, il arrive trop souvent que la nomination
des ministres se fasse en réalité par les appareils de
partis, ces derniers nayant quà repourvoir à
leur guise les sièges qui leur sont « alloués ».
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